Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, s’est rendu jeudi en fin d’après-midi à l’université de Nantes pour constater l’ampleur des dégradations commises dans les locaux. Le bâtiment Censive, qui accueille plus de 10 000 étudiants sur le campus du Tertre, avait été occupé dès le 7 octobre en solidarité avec le mouvement lycéen avant d’être évacué le 10 octobre. La police avait rapidement constaté les dégâts.
Des salles de cours et amphithéâtres saccagés
« À Nantes Université, j’ai constaté les conséquences des dégradations commises dans des locaux universitaires. Des salles de cours et des espaces de travail saccagés. Ce n’est pas de la contestation. C’est la destruction d’un bien commun, dont les étudiants sont les premières victimes », a écrit Philippe Baptiste sur son compte X à la suite de son déplacement. Le préfet des Pays de la Loire, Laurent Hottiaux, et la présidente de Nantes Université, Carine Bernault, étaient également présents sur place.
Selon l’université, cinq amphithéâtres et une trentaine de salles de cours sont « hors d’usage ». Plusieurs réunions se sont tenues en début de semaine pour faire état de la situation. « À ce stade, c’est un lourd chantier de travaux de réhabilitation qui se profile », a indiqué l’établissement.
Un coût estimé à un million d’euros
L’ensemble des dégâts est évalué à un million d’euros, selon la presse locale. Le ministre a indiqué qu’il faisait « confiance à la justice » pour « apporter les réponses qui s’imposent face aux violences et aux dégradations » commises lors de l’occupation des locaux.
La visite ministérielle intervient alors que l’université doit planifier la réhabilitation des espaces endommagés. Les travaux devraient permettre de rendre aux étudiants les salles et amphithéâtres actuellement inutilisables, dans un délai qui reste à déterminer.