Michèle, 78 ans, raconte son combat pour retrouver son autonomie après une chute
Publicité « J’ai peur de tomber de nouveau. » Michèle, 78 ans, habitante de Vallauris, partage son témoignage poignant sur son long parcours pour retrouver son autonomie suite à une mauvaise chute survenue il y a plus de deux ans. Victime de cet accident, elle décrit les étapes difficiles pour lâcher ses béquilles et recommencer à conduire, illustrant les défis auxquels font face de nombreux seniors.
Un accident traumatisant et ses conséquences
« J’ai chuté en plein déménagement. J’avais un carton dans les bras et je me suis pris les pieds dans le tapis », se souvient Michèle avec émotion. Cette chute, survenue le 23 septembre 2023, a eu des répercussions graves : « J’ai fait une très mauvaise chute, sur le côté, là où j’avais déjà une prothèse de hanche. En tombant, je n’ai pas cassé la prothèse, mais toute la structure autour a craqué. » Immobilisée, elle a dû être secourue par les pompiers et transportée à l’hôpital de la Fontonne à Antibes, où une intervention chirurgicale délicate de trois heures a été nécessaire.
Après un mois en fauteuil roulant, Michèle a entamé une rééducation intensive qu’elle poursuit encore aujourd’hui. « Il faut que je continue à muscler tout autour de ma prothèse. Mais ça ne s’est jamais bien remis. Je boite toujours et je me déplace avec une canne depuis deux ans », explique-t-elle. Au-delà des séquelles physiques, l’accident a laissé des traces psychologiques : « J’ai un souci d’équilibre, je pense que c’est dû à la peur de chuter de nouveau. C’était tellement traumatisant que j’ai toujours peur de tomber. Quand je suis debout, je m’approche toujours d’une table ou d’une chaise. »
Surmonter la peur grâce à un club de soutien
Pour vaincre cette appréhension, Michèle s’est inscrite dans un club à Vallauris. « Chaque jeudi matin, je retrouve le groupe, c’est très motivant. Pendant une heure, notre coach nous fait travailler sur l’équilibre. C’est vraiment bien, et ça coûte 25 euros par mois », raconte-t-elle. Initialement réticente à intégrer ce club avec ses deux béquilles, elle a progressé : « Au bout de deux mois, j’en ai lâché une. Avec l’aide d’une chaise, je m’efforçais de faire les mouvements qu’il me demandait. Et ça a porté ses fruits. »
Petit à petit, Michèle a regagné confiance en elle et a appris à se lever d’une chaise sans appui. Si elle a retrouvé une certaine autonomie, elle reste prudente dans ses déplacements. « Je conduis de nouveau, et mon chirurgien m’a conseillé de garder toujours dans ma voiture une béquille. Il m’a dit : « Selon l’endroit où vous vous arrêtez, si vous ne le sentez pas, prenez votre béquille. » »
Conseils pour prévenir les chutes chez les seniors
Michèle partage également des conseils précieux pour les personnes de son âge. « Je conseille aux personnes de mon âge de sortir, marcher. De ne pas rester enfermé chez soi. Surtout pas. Quand on se promène en forêt, mieux vaut prendre une canne ou une béquille, à cause des racines des arbres. Parce qu’à nos âges, on ne lève plus les pieds assez hauts. C’est ça le problème, on traîne un peu la patte. »
En ville, elle recommande l’utilisation d’un déambulateur équipé d’un fauteuil et d’un panier, de plus en plus répandu. « On en voit de plus en plus dans la rue, et c’est une bonne chose. J’admire ces femmes qui font leurs courses toutes seules. » Au domicile, elle insiste sur la vigilance nécessaire face aux tapis, souvent source de chutes.
Ce témoignage met en lumière l’importance de la prévention, de la rééducation et du soutien communautaire pour aider les seniors à maintenir leur autonomie et leur qualité de vie après un accident.



