L'IGF réclame la suppression des ordres des soignants
L'IGF veut supprimer les ordres des soignants

Un séisme dans le monde paramédical

L'Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport qui secoue le monde de la santé. Dans ce document, elle préconise tout simplement la suppression des ordres des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes, des pédicures-podologues, des ergothérapeutes et des psychomotriciens. Ces ordres, qui existent depuis des décennies, sont jugés coûteux, peu efficaces et parfois même contre-productifs.

Des ordres jugés trop coûteux

Selon le rapport de l'IGF, les ordres des professions paramédicales représentent un coût annuel de plusieurs dizaines de millions d'euros. Ces frais sont supportés par les professionnels eux-mêmes, via leurs cotisations obligatoires. Pour l'IGF, ces sommes pourraient être mieux utilisées ailleurs, notamment pour financer des actions de formation ou de prévention.

En outre, l'IGF estime que les ordres ne remplissent pas correctement leurs missions. Ils sont censés garantir la compétence des professionnels, assurer le respect de la déontologie et protéger le public. Mais dans les faits, leur action est souvent jugée insuffisante, voire inexistante. Par exemple, les ordres ne contrôlent pas efficacement l'obligation de formation continue des soignants.

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Des propositions radicales

Pour remédier à cette situation, l'IGF propose plusieurs scénarios. Le plus radical est la suppression pure et simple de ces ordres. Dans ce cas, leurs missions seraient transférées à d'autres organismes. Par exemple, la gestion de l'inscription au tableau de l'ordre pourrait être confiée aux agences régionales de santé (ARS). Le contrôle de la déontologie serait assuré par des commissions régionales indépendantes.

Un autre scénario, moins radical, consisterait à fusionner les ordres entre eux. Par exemple, on pourrait créer un ordre unique des professions paramédicales. Mais l'IGF estime que cette solution ne résoudrait pas les problèmes de fond.

Des réactions mitigées

Les réactions à ce rapport sont mitigées. Certains professionnels de santé, notamment les infirmiers, se disent favorables à une réforme. Ils estiment que les ordres sont des structures obsolètes, qui ne représentent pas leurs intérêts. En revanche, les ordres eux-mêmes défendent leur existence. Ils rappellent qu'ils jouent un rôle important dans la régulation des professions et la protection des patients.

Le gouvernement n'a pas encore réagi officiellement à ce rapport. Mais il est probable que cette proposition fera débat dans les mois à venir. En tout cas, l'IGF a lancé un pavé dans la mare, et le monde paramédical s'interroge sur son avenir.

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