La question a été posée à plusieurs reprises ces derniers jours, sur les plateaux de télévision comme dans les commentaires des articles traitant du foyer d'hantavirus des Andes découvert sur un bateau de croisière : pourquoi les passagers et membres d'équipage du navire ne sont-ils pas restés confinés à bord ?
Un rapatriement jugé sûr par l'OMS
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a défendu la décision de rapatrier les passagers et membres d'équipage du « MV Hondius » vers leurs pays respectifs. Il a estimé « qu'il était possible de débarquer ces passagers d'une manière qui soit sûre », ajoutant que les maintenir confinés à bord « aurait été inhumain et inutile ».
Le contexte de l'épidémie
Parmi les personnes montées sur le « MV Hondius » à Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, trois ont depuis trouvé la mort. Au total, huit autres ont été testées positives à l'hantavirus. Cette situation a suscité des débats sur la nécessité d'isoler les personnes infectées et les autres passagers à bord du navire, comme l'ont suggéré de nombreux épidémiologistes amateurs formés à l'école du Covid.
Cependant, les autorités sanitaires ont privilégié le rapatriement, en mettant en place des protocoles stricts pour éviter toute propagation. Les passagers ont été transportés par des vols spéciaux et ont été placés en quarantaine à leur arrivée dans leurs pays d'origine.
Une décision humanitaire et sanitaire
Le chef de l'OMS a souligné que le confinement à bord aurait été inhumain, car les conditions de vie sur le navire n'étaient pas adaptées à un isolement prolongé. De plus, il a jugé que cette mesure n'aurait pas été utile, car le risque de transmission était limité grâce aux mesures de protection mises en place lors du rapatriement.
Cette décision a été prise en concertation avec les autorités sanitaires argentines et les pays d'origine des passagers. Elle a permis d'éviter une situation de crise humanitaire à bord du navire, tout en assurant la sécurité sanitaire des populations.



