La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a organisé ce mardi 12 mai une conférence de presse pour faire le point sur l'évolution de l'hantavirus en France. Elle a écarté toute « circulation diffuse » du virus sur le territoire national, tout en confirmant qu'une femme contaminée, rapatriée du navire MV Hondius, est toujours dans un état grave et en réanimation à Paris.
Une opération sanitaire sécurisée
Les cinq ressortissants français ayant voyagé sur le MV Hondius ont été rapatriés dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée et sont soumis à une surveillance médicale étroite. Quatre d'entre eux vont bien et sont testés négatifs, mais une patiente testée positive présente une forme grave et est actuellement en réanimation dans un état grave.
22 cas contact identifiés
Au total, 22 cas contact ont été identifiés en France, a rappelé la ministre. Ils ont tous été contactés et sont hospitalisés ou en cours d'hospitalisation, faisant l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux. Il n'y a pas d'éléments en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national.
Briser la chaîne de transmission
Huit Français ayant pris l'avion le 25 avril au départ de l'île de Sainte-Hélène vers Johannesburg avec la passagère malade ont été identifiés, testés et sont actuellement hospitalisés. La ministre a noté que l'on peut voir différents âges, dont des enfants. Dans le deuxième avion au départ de Johannesburg, que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, les quatorze cas en France de ce vol ont été identifiés, une partie est hospitalisée, une partie est en cours d'hospitalisation.
« Le premier vol, on ne l'a pas considéré au même niveau de cas contact que le deuxième, puisque la patiente n'a pas fait tout le vol avec. Mais on a, avec le Premier ministre, décidé de considérer que tous ces cas sont contacts. […] On a fait un principe de précaution parce qu'on est tout au début d'une épidémie et qu'il faut briser la chaîne de transmission maintenant », a exposé Stéphanie Rist.
Hospitalisation de 15 jours minimum
Ces cas contacts vont tous être testés. Pour ceux qui ne le sont pas déjà, il faut compter à peu près 24 heures pour avoir les résultats des tests. Dans les jours qui viennent, on aura tous les tests des 22 cas, a-t-elle assuré. Ils seront hospitalisés au minimum quinze jours, sachant que l'incubation est longue, jusqu'à une quarantaine de jours.
« Nous avons pris des décrets […] on a pris les devants […] si on a besoin de les hospitaliser ou de les laisser en isolement le temps de l'incubation. On est plutôt sur cette orientation, mais on laisse aussi les données de la science évoluer » et « nous adapterons », a déclaré Stéphanie Rist.



