Handicap et grand âge : une loi pour la liberté de choix
Handicap et grand âge : loi pour la liberté de choix

Le gouvernement a dévoilé ce mercredi un projet de loi ambitieux pour les personnes handicapées et les seniors, promettant une véritable révolution dans l'accompagnement et le soutien à l'autonomie. Présenté par le ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe, ce texte entend placer la liberté de choix au cœur des dispositifs existants.

Un virage vers l'autonomie

Le projet de loi, intitulé « Pour la liberté de choisir son projet de vie », vise à réformer en profondeur le système actuel. Selon le ministère, il répond à une demande forte des associations et des personnes concernées : près de 12 millions de Français sont en situation de handicap ou de perte d'autonomie. « Il s'agit de passer d'une logique de guichet à une logique de projet », a déclaré Jean-Christophe Combe lors de la conférence de presse.

Des mesures concrètes

Parmi les mesures phares, la création d'un « service public de l'autonomie » permettra de simplifier les démarches et de mieux coordonner les acteurs. Une enveloppe de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans est prévue pour financer ces réformes. Le texte prévoit également un renforcement des droits des aidants, avec un congé indemnisé et une reconnaissance de leur statut. « Les aidants sont les piliers invisibles de notre société, il est temps de les soutenir », a souligné le ministre.

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Réactions mitigées

Les associations de personnes handicapées saluent l'ambition affichée mais restent vigilantes. « Le diable se cache dans les détails », a commenté Sophie Cluzel, secrétaire générale du Collectif Handicaps. Pour elle, la mise en œuvre concrète sera cruciale. De son côté, l'Union nationale des associations de personnes âgées (UNIOPSS) a exprimé des réserves sur le financement, craignant que les promesses ne soient pas tenues.

Un calendrier serré

Le projet de loi sera examiné en conseil des ministres en juin, puis débattu au Parlement à l'automne. Le gouvernement espère une adoption avant la fin de l'année. « Nous voulons aller vite, car les attentes sont immenses », a conclu Jean-Christophe Combe.

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