Un protocole d'accord pour sortir de la crise
Les agents du service d'Hospitalisation à Domicile (HAD) du Centre hospitalier de Grasse ont présenté un protocole d'accord à leur direction le 28 juillet 2026, après plus de deux mois de mobilisation. Ce document, soutenu par la CGT, vise à répondre à ce qu'ils décrivent comme « un manque de moyens humains, matériels et logistiques ayant des conséquences directes sur l'offre de soins et les conditions de travail ». Le mouvement de grève, initié le 28 mai, pourrait cesser si la direction accepte les termes avant le 3 août 2026.
Des effectifs renforcés pour une charge de travail croissante
Au cœur des revendications figure le renforcement des moyens humains. Le protocole demande l'embauche d'infirmiers supplémentaires, la création d'un poste de logisticien, ainsi que la constitution d'une équipe de remplaçants formés spécifiquement à l'HAD. Deux autres postes sont espérés : une assistante sociale et un psychologue. L'objectif est de permettre aux équipes de travailler « sans dépasser leurs bornes horaires tout en respectant le temps d'habillage, de déshabillage et les temps de pause réglementaires », selon le texte du protocole. Candice Julou, co-secrétaire générale de la CGT, a déclaré : « Nous avons déposé un préavis de grève pour ce jeudi 30 juillet. Nous attendons la réponse de la direction au sujet de ce protocole. »
Véhicules neufs et outils numériques attendus
Les moyens matériels sont également un point central du conflit. Le protocole exige le renouvellement complet de la flotte automobile du service. Les soignants réclament aussi l'équipement en tablettes ou ordinateurs portables pour réaliser leurs transmissions sur le terrain, afin de réduire les tâches administratives en fin de journée. Cette mesure vise à améliorer l'efficacité et à diminuer la charge de travail administrative.
Les livraisons de matériel retirées aux soignants
Une des mesures les plus attendues concerne la logistique : les soignants ne seront plus chargés de livrer le matériel chez les patients. Cette mission sera confiée à un logisticien dédié, permettant aux équipes de se recentrer sur leur mission de soins. Actuellement, cette tâche est effectuée par les infirmiers, ce qui réduit le temps consacré aux patients et augmente la fatigue.
Un ultimatum avant la reprise du mouvement
Le protocole précise que l'ensemble des mesures devra être mis en œuvre au plus tard le 1er décembre 2026. La signature du document entraînerait l'arrêt immédiat du mouvement de grève. Cependant, la direction n'a pas encore répondu. Contactée par Nice-Matin, elle a indiqué ne pas souhaiter s'exprimer pour le moment. Si aucune réponse n'est donnée avant le 3 août, les hospitaliers poursuivront leur grève, avec un préavis déjà déposé pour le 30 juillet.



