L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement décrété la fin de l'épidémie de hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius ce 2 juillet 2026, sous réserve qu'aucun nouveau cas ne soit signalé. Le bilan de cette souche rare, transmissible entre humains, s'élève à trois morts sur douze cas confirmés et un cas probable.
Une épidémie sous haute surveillance internationale
L'OMS a annoncé que l'épidémie mortelle de hantavirus sur le MV Hondius, qui a suscité une vive inquiétude internationale, était officiellement terminée. Cependant, si l'épisode touche à sa fin pour les dernières personnes encore en quarantaine, le travail ne fait que commencer pour les scientifiques et les experts. Des échantillons du virus vont servir à déterminer si des tests, des traitements et des vaccins pourraient être développés en vue de futures flambées.
Douze cas confirmés et un cas probable, dont trois mortels, ont été liés au navire néerlandais MV Hondius, lors d'une épidémie qui a déclenché une alerte sanitaire internationale. Le navire a quitté Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, faisant escale sur des îles reculées de l'Atlantique Sud avant de remonter vers le nord jusqu'à Tenerife, dans les Canaries espagnoles, où les passagers restants ont été évacués.
Plus de 650 cas contacts suivis dans 33 pays
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué mercredi 1er juillet que plus de 650 cas contacts ont été identifiés et suivis par les autorités sanitaires dans 33 pays et territoires. « Tous sauf 54 cas contacts ont terminé leur période de quarantaine, et les cas contacts restants doivent achever leur période de quarantaine d'ici au 2 juillet », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'OMS, à Genève. « Si aucun nouveau cas n'est signalé d'ici là, l'OMS considérera que l'épidémie est terminée. »
Transmis par les rongeurs, l'hantavirus est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. L'espèce des Andes responsable de l'épidémie à bord du Hondius est la seule souche d'hantavirus connue capable de passer d'humain à humain.
Des recherches en cours pour un vaccin
Les autorités sanitaires continuent de surveiller la situation et les scientifiques analysent les échantillons du virus pour développer des tests, des traitements et des vaccins. Cette épidémie a mis en lumière les risques de propagation de maladies rares dans des environnements confinés comme les navires de croisière, et souligne l'importance d'une coopération internationale rapide en matière de santé publique.



