La Défenseure des droits alerte sur l'urgence d'améliorer l'encadrement dans les Ehpad
Défenseure des droits : urgence pour l'encadrement en Ehpad

La Défenseure des droits tire la sonnette d'alarme sur les Ehpad

Dans un contexte de vieillissement de la population et de scandales récurrents, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a exprimé, vendredi 13 février, son inquiétude face au nouveau report du plan "grand âge". Elle insiste sur l'urgence de revoir à la hausse le taux d'encadrement dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Un taux d'encadrement insuffisant

Actuellement, le taux d'encadrement dans les Ehpad est de six professionnels et demi pour dix résidents. Claire Hédon réclame qu'il passe à huit pour dix, un minimum selon elle. « Dans plusieurs Länder en Allemagne, il est de dix pour dix. Dans les pays du nord de l'Europe, il est de dix pour dix. Donc, quand on demande huit sur dix, je dirais que c'est un minimum », a-t-elle précisé sur France Inter.

Elle ajoute : « Ce taux d'encadrement permettra évidemment de mieux prendre en charge les personnes âgées. Oui, ça demande des moyens ; mais respecter les droits des personnes, ça demande des moyens. Est-ce que le respect de la dignité des personnes âgées n'est pas un objectif majeur ? »

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Le plan "grand âge" repoussé sine die

Le plan "grand âge", qui devait être présenté le 12 février pour définir les réponses à apporter aux personnes en perte d'autonomie et proposer des scénarios de financement, a été reporté sine die. Ce report est une conséquence du départ imminent de la ministre déléguée chargée de l'autonomie, Charlotte Parmentier-Lecocq.

Depuis des décennies, les acteurs du secteur réclament une loi "grand âge" de programmation pluriannuelle, à l'image de ce qui se fait pour les armées. Promesse au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, cette loi n'a jamais vu le jour, se heurtant à la question financière.

Des maltraitances qui perdurent

Quatre ans après le scandale Orpea et la révélation de cas de maltraitances et de malversations financières, Claire Hédon affirme recevoir « pas mal de réclamations sur des situations de maltraitance qui perdurent dans les Ehpad ».

Elle s'inquiète également de la « peur de représailles » des familles qui alertent l'autorité indépendante sur des dysfonctionnements dans certains établissements, mais finissent par se désister par crainte d'une « forme de vengeance » sur leur proche. Une situation « fréquente », selon elle.

Le report du plan "grand âge" et les problèmes persistants dans les Ehpad soulignent l'urgence d'agir pour améliorer les conditions de vie des personnes âgées dépendantes en France.

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