L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine appelle à la plus grande vigilance face à la progression des cas autochtones de chikungunya en Gironde. Au 15 septembre, 57 cas ont été recensés, et l'agence invite la population à se protéger des piqûres de moustiques pour stopper les chaînes de transmission.
Des recommandations renforcées pour la population
L'ARS recommande fortement l'utilisation de répulsifs cutanés, le port de vêtements amples et couvrants, ainsi que l'installation de moustiquaires pour les bébés et les personnes alitées. Ces mesures visent à réduire les risques de piqûres et à limiter la propagation du virus.
Parallèlement, 68 traitements contre les moustiques ont déjà été réalisés en Gironde, et trois dans les Landes, depuis le 1er mai. Ces opérations ciblent les zones où les cas ont été détectés.
Les communes concernées et les consignes aux habitants
Les communes de Prignac-et-Marcamps, Talence, Cavignac, Arcachon, Bordeaux, Etauliers, Portets, Créon en Gironde, et Biscarrosse dans les Landes sont particulièrement touchées par les cas autochtones. L'ARS demande aux personnes ayant fréquenté ces zones depuis début septembre et présentant des symptômes évocateurs (forte fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue, maux de tête, éruption cutanée) de consulter sans tarder leur médecin traitant.
Les personnes malades doivent limiter leurs déplacements pendant huit jours à compter du début de la maladie et éviter de se faire piquer pour ne pas propager le virus. Le chikungunya ne se transmet pas directement d'une personne à l'autre, mais uniquement par la piqûre d'un moustique tigre infecté, présent en métropole.
Un appel à éliminer les eaux stagnantes
Le mois de septembre est particulièrement propice au développement du moustique tigre, notamment en raison de la remise en eau des gîtes de reproduction. L'ARS insiste sur l'importance d'éliminer les eaux stagnantes, comme les coupelles contenant de petites quantités d'eau. « La mobilisation de tous pour éliminer les larves de moustiques est primordiale pour casser les chaînes de transmission », souligne l'agence.
La vigilance collective est donc essentielle pour endiguer cette épidémie et protéger la santé des habitants de la région.



