Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'abat sur la France, les autorités sanitaires rappellent les risques liés à la prise de certains médicaments. Sous l'effet des températures élevées, des traitements courants peuvent provoquer des effets secondaires graves, allant de la déshydratation au coup de chaleur.
Les médicaments les plus à risque
Selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), plusieurs classes de médicaments sont particulièrement dangereuses en cas de canicule. Les diurétiques, utilisés contre l'hypertension, augmentent la production d'urine et accélèrent la déshydratation. Les neuroleptiques, prescrits pour les troubles psychiatriques, perturbent la régulation de la température corporelle. Les anticholinergiques, présents dans certains traitements contre l'incontinence ou la maladie de Parkinson, réduisent la transpiration et empêchent le refroidissement du corps.
Des chiffres alarmants
L'ANSM estime que près de 3 millions de patients en France prennent au moins un médicament à risque pendant les périodes de forte chaleur. En 2022, lors de la canicule de juillet, les services d'urgence ont enregistré une augmentation de 20 % des hospitalisations liées à des effets indésirables médicamenteux aggravés par la chaleur.
Les précautions à adopter
Le Dr. Sophie Lefèvre, pharmacologue à l'hôpital Necker, recommande : "Il ne faut surtout pas arrêter son traitement sans avis médical, mais il est essentiel de s'hydrater régulièrement et de consulter son médecin pour adapter les doses si nécessaire." Elle conseille également de conserver les médicaments à l'abri de la chaleur, idéalement entre 15 et 25 °C, et de ne pas les laisser dans une voiture ou en plein soleil.
Les signes d'alerte
Les symptômes à surveiller incluent une soif intense, une fatigue inhabituelle, des crampes musculaires, des maux de tête, une confusion ou une perte de connaissance. En cas de doute, il est impératif de contacter son médecin ou de se rendre aux urgences.
En conclusion, la canicule nécessite une vigilance accrue pour les personnes sous traitement médicamenteux. Une bonne hydratation et un suivi médical adapté permettent de limiter les risques.



