Canicule : les sportifs biterrois adaptent leurs entraînements
Canicule : les sportifs biterrois adaptent leurs entraînements

En pleine vague de chaleur, les sportifs biterrois doivent revoir leurs habitudes. Les maillots trempés dès les premières foulées et les gourdes vidées rapidement sont monnaie courante. La météo dicte désormais le rythme des entraînements, obligeant les athlètes amateurs comme professionnels à s'adapter depuis plusieurs semaines.

Des horaires et des parcours repensés

Benoit Cavalier, membre du Béziers Trail Running, explique : « Normalement, avec mes contraintes, je cours entre 12 h et 14 h, mais en ce moment, c’est devenu trop compliqué. Même le soir tard, il fait encore très chaud et humide. Le matin, en revanche, il fait plus frais et on n’a pas le soleil qui nous tape dessus. » Il ajoute : « Il n’y a pas vraiment de recette magique, le plus important reste de s’écouter. Il faut courir aux sensations et accepter d’abandonner les objectifs de temps que l’on s’était fixés. L’été, on privilégie l’endurance fondamentale, on ralentit et on prend un peu plus de temps pour soi. »

Le cycliste biterrois Jules Guigon, qui se prépare pour un projet de plusieurs montées successives du Géant de Provence, a également ajusté son programme : « J’ai ajusté mon programme ces dernières semaines pour mes ascensions du Ventoux, dans la mesure où je sais que je serai exposé pendant plus de huit heures au soleil sous de fortes chaleurs. J’ai notamment fait en sorte d’adapter mes heures de course et de monter crescendo l’intensité de mes sorties. »

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L'adaptation du corps et la vigilance

Guigon constate une adaptation progressive : « Ce qui est intéressant, c’est que j’ai senti mon corps s’adapter au fil des dernières semaines. Aujourd’hui, je suis capable de faire plus de quatre heures sur le vélo en plein cagnard sans que ce soit gênant. » Il insiste sur l'importance de l'écoute de soi : « Je crois que le plus important dans ces conditions climatiques, c’est de savoir s’écouter. Personnellement, j’ai toujours roulé uniquement aux sensations et c’est encore plus vrai actuellement. Si les voyants sont au rouge, on lève le pied, tout simplement. »

Guillaume Peyre, kinésithérapeute des Béziers Angels et de la sélection féminine de volley-ball, rappelle des réflexes simples : « Pour limiter les risques, il faut reprendre l’activité très progressivement afin de favoriser l’acclimatation, privilégier les entraînements tôt le matin ou tard en soirée, porter des vêtements légers et clairs, s’hydrater régulièrement et augmenter les temps de récupération. » Il met en garde contre l'humidité : « Lors d’un effort, notre organisme élimine la chaleur grâce à l’évaporation de la sueur. Mais quand l’humidité de l’air est trop élevée, la sueur ne s’évapore plus et le corps peine à se refroidir. » En cas de signaux d'alerte comme la confusion, un malaise ou des troubles du comportement, « c’est une urgence médicale absolue. Il faut refroidir immédiatement la personne et appeler les secours. »

Des refuges de fraîcheur dans le Biterrois

Pour garder le rythme sans risquer le coup de chaud, le Biterrois offre plusieurs options : descendre l'Orb en canoë à l'abri des gorges, un footing matinal le long du Canal du Midi, ou encore le massif du Caroux avec ses sentiers boisés et ses vasques d'eau, qui permet de gagner quelques degrés de moins. Les salles de sport climatisées restent aussi une alternative. Dans tous les cas, il est conseillé de privilégier l'ombre, de porter des vêtements légers et d'arrêter l'effort au moindre signal d'alerte (vertiges, maux de tête, nausées, crampes ou fatigue soudaine).

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