Les épreuves orales du baccalauréat, prévues dès la semaine prochaine en France, pourront être reportées localement en raison de la canicule attendue mercredi 17 juin, a annoncé mardi le ministre de l’Éducation. Cette décision vise à garantir des conditions décentes pour les élèves et les personnels.
Des reports possibles de quelques heures ou jours
« Dans l’hypothèse où la température dans tel ou tel centre d’examen serait trop importante, nous nous autoriserons localement à décaler de quelques jours ou de quelques heures les épreuves qui se dérouleraient l’après-midi dans des établissements qui seraient trop chauds », a déclaré Édouard Geffray lors d’un point presse après une réunion interministérielle sur la canicule. Il a précisé qu’il s’agit « d’octroyer des conditions décentes non seulement pour les élèves, mais également les personnels », qui passent « six à sept heures dans la journée à faire passer » les oraux.
Des modifications définitives dès l’an prochain
Toutes les épreuves écrites du baccalauréat, qui a débuté lundi par la philosophie et se poursuit jusqu’à jeudi avec les spécialités, ont été organisées le matin, a rappelé le ministre. En revanche, les épreuves du bac professionnel (en mai) et du brevet (fin juin) comportent encore des examens l’après-midi. Mais « ce ne sera plus le cas l’an prochain », a-t-il annoncé, confirmant la suppression définitive des épreuves de l’après-midi pour ces deux examens dès 2027.
Adaptations dans les écoles et fermetures possibles
Pour les écoles maternelles et primaires, des adaptations pourront être mises en place, allant de l’ajustement des horaires à la fermeture de l’établissement. « Nous sommes capables d’adapter les horaires, les modèles de l’accueil. Ça peut aller jusqu’à la fermeture de l’école ou de l’établissement », a précisé M. Geffray, tout en insistant sur le fait que cela doit rester « le dernier recours ». L’an dernier, plus de 2 000 établissements scolaires avaient été fermés lors de la vague de chaleur de juillet.
Vigilance écologique et refuges climatiques
Face à « la première vague de chaleur de l’année », la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a indiqué que « tous nos dispositifs de vigilance sont actifs », notamment sur la qualité de l’air, la ressource en eau – « on est déjà à 40 % du territoire français plus sec que la normale » – et les risques de feux de forêt. Elle a également annoncé la prochaine publication d’une « carte des refuges climatiques », des lieux frais que les collectivités et entreprises sont invitées à mettre à disposition du public. « Par exemple, au sein du ministère de la Transition écologique, j’ai décidé d’ouvrir les jardins du ministère ce week-end », a-t-elle ajouté.
Santé et sécurité pendant la canicule
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a assuré que « l’État a les outils disponibles pour faire face aux vagues de chaleur », évoquant des établissements et professionnels formés et sensibilisés. Pour la Fête de la musique, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a précisé qu’« à ce stade », le ministère de l’Intérieur n’a « pas de retour de demandes d’annulation », mais reste « en lien avec les préfectures, les organisateurs pour pouvoir déployer des pompiers, la protection civile pour parer à toute éventualité ».



