L'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev a vécu un véritable cauchemar lors du huitième de finale de Coupe du monde entre le Paraguay et la France (0-1), disputé à Philadelphie. Alors que la Fifa souhaitait offrir une opportunité à un arbitre moins expérimenté, l'Ouzbek a été totalement dépassé par la violence des Sud-Américains, qui ont multiplié les agressions sans être sanctionnés.
Un arbitre submergé par la violence paraguayenne
Tantashev, habitué à arbitrer des matchs comme Écosse-Haïti ou Autriche-Algérie dans un climat « Coupe du monde friendly », est tombé dans le piège de l'Albirroja. Les Paraguayens, décrits comme des « bouchers nourris à la garra guarani », ont infligé de nombreux coups sans que l'homme en noir ne sorte de carton. Le coup de coude de Matias Galarza sur Kylian Mbappé, alors que l'attaquant n'avait même pas le ballon, est l'exemple le plus frappant. L'arbitre, à un mètre de l'action, n'a pas sifflé de faute, ni sorti de carton jaune ou rouge.
Autre incident marquant : le coup de Juan José Caceres sur le tibia de Mbappé en seconde période, là encore passible d'au moins un carton jaune, mais qui n'a donné lieu à aucune sanction. Michael Olise, Bradley Barcola et Adrien Rabiot ont également été victimes d'agressions sans que des fautes ne soient sifflées. Sur toutes ces actions, le Paraguay n'a reçu aucun carton jaune.
Des statistiques trompeuses
La feuille de statistiques indique 13 fautes pour le Paraguay contre 11 pour la France, ce qui pourrait laisser croire à un match équilibré. En réalité, le nombre d'agressions non sanctionnées commises par les hommes de Gustavo Alfaro est alarmant. À l'inverse, les Bleus ont écopé de trois avertissements (Barcola, Koné, Olise) pour des fautes bien moins dangereuses. Olise a notamment été averti pour avoir touché le maillot de Galarza, qui s'est effondré comme s'il avait été renversé par Godzilla.
« L'arbitrage, je n'ai rien à dire, vous avez vu par vous-mêmes, a déclaré Rayan Cherki en zone mixte. Il y a eu combien de fautes, il y a eu combien de cartons jaunes ? Ce n'est pas grave. On est en quarts de finale. »
La VAR sauve les Bleus
La France s'est finalement imposée grâce à un penalty transformé par Kylian Mbappé. Ce penalty n'avait pas été accordé dans un premier temps par Tantashev, malgré une faute sur Désiré Doué, qui avait déjà été découpé quelques minutes plus tôt sans sanction. Heureusement, la VAR est intervenue pour corriger l'erreur et offrir le penalty aux Bleus. Une justice tardive mais bienvenue.
Ce match illustre les dérives possibles d'un arbitrage trop permissif, où la violence peut impunément s'inviter sur le terrain. Pour les Bleus, la qualification est acquise, mais l'inquiétude demeure pour la suite de la compétition.



