Acouphènes pulsatiles : le calvaire d'Alice, 25 ans, enfin opérée
Acouphènes pulsatiles : le calvaire d'Alice, 25 ans

Alice, 25 ans, a enduré pendant deux ans des acouphènes pulsatiles, un bruit de pouls incessant dans son oreille droite, avant qu'une IRM ne révèle une veine contractée sur 6 mm. Opérée le 21 octobre 2025, elle entend à nouveau normalement, mais les trois mois de convalescence ont été éprouvants.

Un calvaire quotidien

Tout commence en février 2024, après un séjour au ski avec des amis. « On a très peu dormi et un peu fait la fête. Et le lendemain matin, quand je me suis réveillée, j’entendais mon pouls battre dans mon oreille », raconte Alice. Habituée aux acouphènes classiques, elle attribue d'abord ce symptôme à la fatigue ou aux insomnies. Mais ce bruit persiste et s'aggrave, devenant « comme une sorte de tambour de machine à laver dans l’oreille ».

« Ça a duré, ça a duré, et au bout d’une semaine, j’ai cru que j’allais être folle. Je me suis même mis un jet d’eau dans l’oreille », se souvient-elle. Le son s'intensifie avec le stress, la fatigue ou l'anxiété, et Alice décrit une sensation comparable à « quand tu fais beaucoup de sport ou quand tu te lèves trop vite ». Elle précise : « J’entendais carrément plus de l’oreille, en deux ans, je n’ai pas entendu de silence. C’était un enfer. »

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Une errance médicale et une boucle infernale

Un mois après l'apparition des symptômes, Alice consulte un médecin qui diagnostique une « otite liée à l’altitude ». Elle avait déjà eu des otites, mais cette fois, elle se touche l'oreille en raison des acouphènes, ce qui provoque de nouvelles otites. « J’allais chez le médecin pour mes acouphènes. Il me disait que j’avais des otites. C’était une boucle infernale », explique-t-elle.

Pour supporter, Alice écoute quotidiennement de la musique « pour avoir un bruit en continu et ne pas me concentrer dessus ». Elle se renseigne et comprend que ses symptômes correspondent à des acouphènes pulsatiles, qui suivent le rythme des battements du cœur, contrairement aux acouphènes classiques. Elle consulte plusieurs spécialistes à Rennes, Lyon, Paris et Grenoble, mais ce n'est qu'en mai 2025, soit un an et demi après le début, qu'une IRM est enfin prescrite. L'examen révèle immédiatement une veine contractée sur 6 mm, à l'origine de ses maux.

L'opération et ses suites

« J’ai immédiatement pris rendez-vous avec le spécialiste de la maladie le plus connu en France pour m’opérer, et j’ai eu un premier rendez-vous en juin 2025 », confie Alice. Le spécialiste l'avertit des risques : « C’est une zone sensible, et le risque, c’est l’hémorragie cérébrale. » Mais Alice est déterminée : « J’ai 25 ans et il n’y a aucun monde où j’ai toute ma vie des acouphènes. »

L'intervention, le 21 octobre 2025, se déroule sans encombre. À son réveil, Alice entend pour la première fois depuis deux ans des bruits ordinaires : « J’ai ouvert les yeux et la première chose que j’ai entendue était le radiateur qui gouttait… c’était ce genre de bruit que je n’entendais plus depuis deux ans. »

La convalescence est difficile : « Les trois mois qui ont suivi ont été durs. J’ai eu des migraines violentes parce que toute une partie du cerveau devait s’adapter et avoir un afflux sanguin normal. » Aujourd'hui, Alice entend de nouveau de son oreille droite, et cette épreuve lui a appris à ne plus « procrastiner » pour sa santé.

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