L'association sétoise Cap au large célèbre ses 30 ans le mardi 11 août au théâtre de la Mer, l'occasion de revenir sur l'histoire et la vie de cette école de voile inclusive à Sète. Depuis trois décennies, elle permet à tous de naviguer, avec des valeurs d'humanité, d'entraide et de bienveillance.
Une école de voile inclusive et engagée
« Je distribue des sourires, je fais du bien aux gens, je gagne bien ma vie et j'apprends continuellement de nouvelles choses, même en ayant les chaussettes mouillées trois mois dans l'année », rit Ariles, le skipper de Cap au large. En quelques mots, il résume l'esprit de l'association : l'humain avant la performance.
Créée il y a 30 ans par trois passionnés, l'association a d'abord été pensée pour les personnes en situation de handicap. Dès sa deuxième année, elle s'est ouverte aux personnes précaires, en réinsertion, aux plaisanciers plus aisés, aux volontaires, aux peureux. Bref, à qui le veut.
Une fête d'anniversaire au théâtre de la Mer
Le mardi 11 août, l'association fête ses 30 ans avec une édition spéciale du festival la Route au large au théâtre de la Mer. Au programme : Zoufris Maracas, les Naufragés, les créations des croisières Cap sur la chanson et un DJ set avec Selecta Fatalbazuka. Buvette et restauration sur place. Tarifs : 25 € plein, 18 € réduit. Réservations sur le site de l'office du tourisme de l'Archipel de Thau ou sur le site de Cap au large.
La voile comme outil de transmission
« C'est une école de voile à part entière qui utilise toutes ses valeurs au service de l'apprentissage de la voile. La technique est un moyen, non un objectif », explique Laurence, bénévole depuis 2021. « On est connus pour faire de la voile inclusive, ce qui fait partie de notre travail et que l'on aime faire, complète Ariles. Mais nous donnons aussi des cours de voile à tout le monde, valide, en situation de handicap, personnes âgées, jeunes. Moi ce que j'aime par-dessus tout, c'est que ceux qui viennent en se croyant incapables, y arrivent, pleurent et me font pleurer par la même occasion (rire). »
Un troisième voilier pour l'association
Depuis deux ans, l'association se redynamise avec de nouveaux projets, dont l'achat d'un troisième voilier. Ce dernier pourrait avoir ses quartiers sur le bassin de Thau. « C'est une super opportunité pour nous. Nous n'aurions plus besoin d'annuler de cours de voile en cas de mauvais temps », se réjouit Ariles. Car l'école navigue toute l'année, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il fasse grand soleil. « En moyenne nous sommes en mer entre 180 et 210 jours par an », précise-t-il.
Pour profiter des cours, il suffit d'adhérer à l'association puis de s'inscrire sur des sorties à la journée ou à la demi-journée. Les règlements sont pour l'instant à la sortie, mais l'association réfléchit à la mise en place de forfaits.
La mixité à bord des voiliers
« L'avantage des embarcations dont dispose Cap au large c'est en effet de pouvoir accueillir tout type de public, grâce à des bateaux très stables. Mais ça permet surtout d'avoir toujours de la mixité sur les sorties », souligne Laurence. C'est ainsi qu'Ariles s'est retrouvé en mer avec des jeunes ayant des problèmes avec la justice et des personnes âgées.
« Je fais toujours en sorte que chacun reparte du bateau en ayant eu l'espace de s'exprimer, dans une communication non violente, respectueuse et qu'ils aient trouvé leur place. J'ai parfois eu des adolescentes qui se détestaient en montant à bord et qui après cinq jours avaient appris les mots d'équipage et de sororité. Pour l'estime de soi, la voile c'est bénéfique et j'essaye de tirer le meilleur de mes stagiaires, toujours dans la bienveillance », ajoute Ariles avec les yeux pétillants.
Il n'y a donc plus une seconde à hésiter : pour avoir le pied marin, pour compléter ses compétences de plaisanciers et plaisancières, ou simplement pour profiter de partager son savoir bénévolement à bord des voiliers, l'association Cap au large vous accueille à bras ouverts.



