Etienne, 24 ans, élevé dans la foi catholique, a fait le choix de rester vierge jusqu'au mariage. Dans un témoignage publié par Le Nouvel Obs, il explique comment ce choix, perçu comme un défi dans une société où le sexe est omniprésent, a forgé sa capacité à « gérer la frustration ».
Un choix ancré dans la foi et l'éducation familiale
« Je viens d'une famille catholique classique. J'ai été élevé dans la foi, j'ai fait mes sacrements [baptême, communions, confirmation]. Ma mère est organiste – moi aussi d'ailleurs –, et mon père fait partie de l'équipe d'animation paroissiale », raconte Etienne. Ses parents lui ont parlé de la sexualité relativement tôt et l'ont accompagné avec bienveillance sur ce sujet. Enfant, il lisait beaucoup. Vers 10 ans, il découvre un livre interdit aux moins de 14 ans contenant une scène de sexe. Ses parents, au courant, avaient glissé un post-it à la page concernée : « Quand tu as lu cette page, viens me voir. Signé “Maman”. »
Cette éducation ouverte et encadrée a permis à Etienne d'aborder la sexualité sans tabou, mais avec une conviction profonde : attendre le mariage. « En tant que catholique, je considère que si l'Eglise recommande fortement quelque chose, c'est qu'il y a une bonne raison », affirme-t-il.
Le contrôle de soi, un défi quotidien
Pour Etienne, rester vierge n'est pas un long fleuve tranquille. « Le contrôle de soi n'est pas un long fleuve tranquille », confie-t-il. Dans une société hyper sexualisée, où le sexe est omniprésent dans les médias, la publicité et les conversations, ce choix demande une discipline constante. Il explique que cette abstinence l'a aidé à développer une capacité à « gérer la frustration », une compétence qu'il juge utile dans d'autres domaines de sa vie.
Son témoignage s'inscrit dans une série de récits sur la chasteté avant le mariage. Dans les épisodes précédents, Nada racontait s'être « autorisée tout, sauf la pénétration », tandis que Will avait mis sa sexualité en pause, allant jusqu'à arrêter de s'embrasser pour ne pas raviver le désir. Ces parcours contrastés montrent la diversité des approches au sein des communautés religieuses.
Un choix personnel et spirituel
Pour Etienne, ce choix n'est pas une contrainte mais une décision personnelle, ancrée dans sa foi. Il ne juge pas ceux qui pensent différemment, mais il est convaincu que cette attente a du sens. « Si l'Eglise recommande quelque chose, c'est qu'il y a une raison », répète-t-il, soulignant que la chasteté n'est pas une fin en soi, mais un moyen de se préparer à une vie de couple épanouie.
Ce témoignage intervient alors que les débats sur la sexualité et la religion restent vifs en France. Selon un sondage IFOP de 2019, 12% des Français se disent catholiques pratiquants, et parmi les jeunes, la pratique religieuse est en baisse. Pourtant, des voix comme celle d'Etienne rappellent que la foi peut guider des choix de vie minoritaires, mais assumés.



