Dans une tribune publiée par Libération, Serge July, journaliste et éditorialiste, exhorte les candidats à la présidentielle de 2027 à faire des violences sexuelles sur enfants une priorité absolue de leur campagne. Il dénonce l'omerta qui entoure ce fléau et appelle à une mobilisation sans précédent de la société et des pouvoirs publics.
Un silence coupable
July rappelle que les violences sexuelles commises sur des mineurs sont un crime de masse, trop souvent minimisé ou ignoré. Selon lui, la société française a longtemps fermé les yeux sur l'ampleur du phénomène, laissant les victimes dans l'isolement et l'impunité des agresseurs. Il cite des chiffres alarmants : chaque année, des milliers d'enfants sont victimes de violences sexuelles, et la majorité des cas ne sont pas signalés.
Une responsabilité collective
L'éditorialiste insiste sur la nécessité d'une prise de conscience collective. Il estime que les politiques doivent s'engager concrètement, en proposant des mesures fortes : renforcement des sanctions pénales, meilleure formation des professionnels de l'enfance, et création d'un fonds d'indemnisation pour les victimes. Il appelle également à une véritable politique de prévention, notamment via l'éducation sexuelle et affective à l'école.
Un enjeu électoral majeur
Serge July estime que ce sujet pourrait devenir un véritable enjeu électoral, à condition que les médias et les citoyens s'en emparent. Il encourage les associations de défense des droits de l'enfant à interpeller les candidats et à exiger des engagements clairs. Selon lui, la présidentielle de 2027 doit être l'occasion de briser le silence et de placer la protection de l'enfance au cœur du débat public.
Des pistes d'action
Parmi les propositions avancées, July suggère la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire indépendante, l'allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, et la création d'un numéro d'urgence unique. Il appelle aussi à une meilleure coordination entre les services de l'État, la justice et les associations.
En conclusion, Serge July lance un appel solennel : « Ne laissons pas les enfants seuls face à leurs bourreaux. Faisons de 2027 l'année de la rupture. »



