La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a rendu un rapport accablant sur l'action de l'État. Selon elle, les mesures actuelles sont insuffisantes pour protéger les mineurs. L'institution pointe un manque de coordination entre les services et des moyens inadaptés.
Un constat alarmant
La Ciivise dénonce une prise en charge lacunaire des victimes. Les délais de traitement des plaintes restent trop longs, et les accompagnements psychologiques sont souvent insuffisants. Le rapport souligne également que la prévention est négligée, notamment dans les écoles.
Des recommandations fortes
Pour remédier à ces carences, la commission propose plusieurs pistes : renforcer la formation des professionnels, créer des pôles spécialisés dans les tribunaux, et augmenter les financements dédiés à la protection de l'enfance. Elle insiste sur la nécessité d'une volonté politique plus affirmée.
Le gouvernement a réagi en promettant des annonces prochaines. Cependant, les associations restent sceptiques, estimant que les réformes tardent à se concrétiser. La Ciivise appelle à une mobilisation générale pour briser le silence et protéger les enfants.



