Cocoland, le site controversé Coco réapparaît malgré les condamnations judiciaires
Cocoland, le site Coco réapparaît malgré les condamnations

Le retour controversé de Coco sous le nom Cocoland

Le site internet Coco, tristement célèbre pour son implication dans plusieurs affaires criminelles dont le retentissant procès des viols de Mazan, a récemment rouvert ses portes virtuelles sous le nom « Cocoland ». Cette information, révélée par le quotidien Ouest-France vendredi dernier, a provoqué une réaction immédiate et indignée de la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah el Haïry, sur les ondes de RMC.

Une réouverture qui scandalise les autorités

« Le retour du site Coco, c'est une vraie gifle à la promesse de protection qu'on fait », a déclaré avec véhémence Sarah el Haïry. Considéré comme « un repaire de prédateurs » par de nombreuses associations de défense de l'enfance et de lutte contre l'homophobie, cette plateforme avait été fermée par décision de justice en juin 2024. Son gérant avait été mis en examen six mois plus tard, laissant derrière lui des traces dans plus de 23.000 procédures pénales.

Malgré cette fermeture judiciaire, le site a réapparu, comme l'a constaté Ouest-France. Le journal souligne que « le site ne cherche même pas à dissimuler sa filiation », puisque ses mentions légales indiquent explicitement que coco.gg était son ancien domaine.

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Des tests inquiétants menés par la presse

Le Parisien a mené une enquête en testant le nouveau site avec différents profils :

  • Avec un avatar d'adolescent de 15 ans, un homme d'une quarantaine d'années a tenté d'entrer en contact
  • Avec un profil de jeune de 18 ans, en moins de trois minutes, plus d'une vingtaine de personnes avaient déjà tenté de prendre contact

La journaliste a même reçu des « dick pics » (photos de sexe masculin en érection) non sollicitées lors de ses tests, confirmant les risques persistants sur cette plateforme.

Les dénégations du nouveau site

Dans un communiqué officiel, Cocoland tente de se distancier de son prédécesseur :

  1. Le site affirme n'encourager, ne tolérer ni faciliter aucun comportement illicite
  2. Il se dédouane en déclarant qu'aucune plateforme n'est juridiquement responsable des agissements individuels de ses utilisateurs
  3. Le communiqué insiste sur l'absence de « lien juridique, technique ou organisationnel avec l'ancien site Coco »

Pourtant, selon les observations d'Ouest-France, l'architecture du site serait exactement identique à celle de l'ancienne plateforme.

Un avertissement sévère des autorités

Sarah el Haïry reste inflexible face à cette réouverture : « Ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins, ils utilisent toutes les failles, ils cherchent des proies, les proies ce sont des enfants ». La haute-commissaire rappelle que ces plateformes facilitent des guets-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine.

Elle a annoncé des mesures fermes : « Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit ». Un message clair adressé aux responsables de Cocoland, alors que la protection des mineurs sur internet reste une préoccupation majeure des autorités françaises.

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