Affaire Lyhanna : premières conclusions de la mission d'inspection
Affaire Lyhanna : conclusions de la mission d'inspection

La mission d'inspection diligentée après le décès de la petite Lyhanna, 4 ans, a rendu ses premières conclusions ce mardi 22 juin. Le rapport pointe des défaillances systémiques dans le dispositif de protection de l'enfance, notamment un manque de coordination entre les services sociaux et judiciaires.

Des signaux d'alerte ignorés

Selon le document, au moins six signalements concernant la situation de Lyhanna avaient été effectués auprès des autorités compétentes au cours des deux années précédant son décès. Ces alertes, pourtant répétées, n'ont pas donné lieu à une intervention efficace. « Chaque service a agi dans son silo, sans vision globale de la situation de l'enfant », a déclaré un inspecteur lors de la conférence de presse.

Un suivi éducatif lacunaire

La mission relève également que le suivi éducatif de Lyhanna était insuffisant. Les visites à domicile étaient espacées de plusieurs mois, et les rapports d'évaluation manquaient de précision. « Il y a eu une sous-estimation chronique des risques encourus par l'enfant », indique le rapport, qui cite 17 interventions des services sociaux en trois ans, mais aucune mesure de placement durable n'a été prise.

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Des recommandations pour éviter de nouveaux drames

Face à ces constats, la mission d'inspection formule 12 recommandations. Parmi elles, la création d'un fichier national partagé entre les services sociaux et la justice, le renforcement des effectifs dédiés à la protection de l'enfance, et l'obligation de former tous les professionnels à la détection des signes de maltraitance. « Nous devons tirer les leçons de ce drame pour protéger les enfants vulnérables », a insisté le ministre des Solidarités.

Réactions des associations

Les associations de défense des droits de l'enfant saluent la publication du rapport mais appellent à des actions concrètes. « Les recommandations sont bonnes, mais sans moyens supplémentaires, elles resteront lettre morte », a averti la porte-parole de l'UNICEF France. Une enquête judiciaire est toujours en cours pour déterminer les responsabilités pénales.

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