Finale Top 14 : Caudullo veut éviter la honte face à Toulouse
Caudullo : "Je n'ai pas envie qu'on passe pour des cons"

Le manager du Montpellier Hérault Rugby, Joan Caudullo, a lancé un avertissement clair à ses joueurs avant la finale du Top 14 contre Toulouse, prévue samedi à 21h : « Je n’ai pas envie qu’on passe pour des cons. J’accepte qu’une équipe soit meilleure que nous mais je n’ai pas envie qu’on rende les armes. »

Une semaine de préparation sous le signe de la fraîcheur

Lors de la conférence de presse du lundi 22 juin, Caudullo a détaillé l’organisation de la semaine. « Je n’ai pas trop vu les joueurs aujourd’hui, on a juste fait une réunion. Mais je les trouve excités à l’idée de jouer une finale de Top 14. Malgré tout, on va essayer de rendre la semaine normale en travaillant ce qu’on a l’habitude de faire, ce qui nous a permis d’être seconds au classement. Et on verra ce qu’il se passe. »

Le manager a insisté sur l’importance de la récupération : « Je trouve qu’on a bien travaillé physiquement pendant toute cette saison. Il faut avoir de la fraîcheur parce qu’on a un jour de moins de récupération par rapport à Toulouse. On est partis tard du stade. C’est important de se régénérer. Parce que nous, même staff, on se sent un petit peu fatigués. On est à 35 matches. Donc ça fait un moment qu’ils sont sur le terrain. Il faut amener de la fraîcheur à ce groupe. »

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Pas d’inspiration de 2011

Interrogé sur l’éventuelle inspiration de la finale perdue de 2011, Caudullo a été catégorique : « Pas du tout. Ça fait 15 ans, c’était un autre rugby. Je pense qu’on n’avait pas la même équipe, sans manquer de respect à mes anciens coéquipiers. Il n’y avait pas beaucoup de joueurs qui avaient gagné. Nous, on avait une équipe où on suivait un entraîneur qui s’appelait Fabien Galthié. On l’a cru jusqu’au bout. Ça a failli passer. Je crois qu’à la 70e, on était encore devant. Mais on n’était pas câblé ou connecté pour être champion à ce moment-là. »

« Je ne dis pas qu’on l’est aujourd’hui. Mais en tout cas, on a plus de joueurs qui ont gagné. Et je pense que dans ces moments-là, c’est quand même assez important », a-t-il ajouté.

Comment jouer Toulouse : la guerre des détails

Caudullo a identifié la clé pour battre Toulouse : « Toulouse et Bordeaux-Bègles sont les deux équipes qui dominent le championnat. Et ces équipes-là, quand elles ne sont pas à 100 %, c’est là qu’il y a une opportunité de gagner. C’est ce qu’on a réussi à faire cette année parce que nous, on était à 100 %. L’objectif, donc, sera d’être à 100 %. »

Il a prévenu que Toulouse restait dangereux malgré des signes de faiblesse : « Certains disaient que Toulouse était malade. Moi je n’ai jamais été inquiet pour eux. Les grands joueurs, ils sont là dans les grands moments. Ils ont été là contre le Racing. En finale Top 14, ils seront là. »

« Maintenant, on va se préparer à faire la guerre. On verra si ça marche ou pas. Il faudra qu’on soit plus réaliste que contre le Stade Français. Pour moi, ça va se jouer sur des détails. J’entends beaucoup de choses sur le fait que Toulouse déplace le ballon. Toulouse, avant tout, en phases finales, c’est une équipe qui domine l’adversaire physiquement et surtout devant. Donc on a un gros combat à mener là-dessus pour ne serait-ce que rester dans le match jusqu’à la 80e », a-t-il détaillé.

La renaissance de Miotti

Caudullo a également rendu hommage à l’ouvreur argentin Miotti, qu’il avait initialement écarté : « Je pense qu’il faut arriver à dire des fois quand on se trompe. Je ne pensais pas que ce joueur-là allait réaliser une saison comme ça et j’avais zéro confiance en lui l’année dernière. Mais je trouve qu’il ressemble à l’état d’esprit de Montpellier, c’est-à-dire qu’il n’a rien lâché. »

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« Il m’a fait comprendre et même communiqué que je me trompais. Moi, je disais que non, je ne me trompais pas. Et puis au fur et à mesure, comme la fleur de ciste, il n’a rien lâché, il n’est pas mort. Pourtant, je l’ai enterré, j’avais fait le trou et tout, mais il est resté là. Et aujourd’hui, c’est notre meilleur 10, c’est un de nos meilleurs joueurs et il faut savoir se tromper. Je suis content parce qu’au-delà de faire des compositions d’équipe et d’annoncer des choses à des joueurs, ce mec-là est dans la vie un sacré mec et ça me fait plaisir de pouvoir l’aligner tous les week-ends sur le poste du numéro 10 », a-t-il confié.

Pas de plan anti-Dupont spécifique

Interrogé sur un éventuel plan anti-Dupont, Caudullo a répondu : « Je trouve que les joueurs jouent bien avec lui, donc obligatoirement, un plan anti-Dupont, ça va laisser de la place aux autres. C’est toujours le meilleur de notre championnat, voire plus, et ça va être difficile. »