En temps de crise, personne n'est épargné, pas même les associations. Publiée par la fondation Apprentis d'Auteuil ce jeudi, la 7e édition de son Baromètre de la solidarité 2026 confirme une tendance préoccupante : les dons faits aux associations et aux fondations sont en recul en France.
Une inquiétude grandissante
L'inquiétude gagne du terrain et pèse désormais directement sur la capacité des Français à donner, rapporte le baromètre dans son analyse globale. En effet, 92 % des Français se disent préoccupés par le contexte international. Parmi les sujets les plus cités par les personnes interrogées figurent la montée des violences, l'effritement de la cohésion sociale, la multiplication des guerres et des conflits, ainsi que la baisse du pouvoir d'achat. Résultat : moins de dons aux associations qui, pour certaines, ne vivent que grâce à eux.
Le niveau le plus bas depuis 2019
Vanessa de Lauzainghein, directrice de la communication et des ressources chez Apprentis d'Auteuil, souligne : « Nous craignons que nos concitoyens puissent de moins en moins exercer leur générosité, alors même que les besoins sociaux et les besoins de la jeunesse explosent littéralement et que les financements publics se contractent sensiblement. »
Dans le détail, 47 % des Français déclarent avoir fait un don financier à une association ou à une fondation en 2025, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 2019. Le montant moyen des dons recule également : 336 euros en moyenne, soit 28 euros de moins que l'année dernière.
Des perspectives sombres pour 2026
Les projections pour 2026 ne devraient pas inverser la tendance. Les premiers dons de l'année sont en baisse : 51 % des Français déclarent qu'ils ont déjà donné ou comptent donner en 2026, un niveau au plus bas depuis 2020. Le baromètre souligne aussi un écart croissant entre les intentions de dons et les dons réellement effectués.
Un appel à la stabilité fiscale
Face à cette forte baisse, la fondation tire la sonnette d'alarme et interpelle le gouvernement. « Au-delà de financements publics, nous avons besoin que l'État maintienne une stabilité fiscale, pour poursuivre nos actions avec clarté et dans l'anticipation », ajoute Vanessa de Lauzainghein.
Ce baromètre est issu d'un sondage Ipsos mené entre le 25 février et le 10 mars 2026, réalisé pour Apprentis d'Auteuil auprès de 1 000 personnes représentatives de la société française de 18 ans et plus, ainsi qu'auprès d'un second panel de 500 personnes dont le revenu annuel net du foyer est supérieur à 120 000 euros en France.



