Mayram Guisse : la joie des petites choses en exil
Mayram Guisse : la joie des petites choses en exil

Mayram Guisse, 22 ans, réfugiée guinéenne arrivée en France il y a trois ans, incarne une résilience rare. Dans un récit poignant, elle évoque son parcours semé d'embûches, de Conakry à Paris, et la façon dont elle a appris à savourer les petits plaisirs de la vie, malgré les épreuves. « Tu manges des glaces, tu inventes des jeux, tu découvres le bonheur des petites choses », confie-t-elle, résumant une philosophie forgée dans l'adversité.

Un exil marqué par la perte et la survie

Mayram a fui la Guinée à l'âge de 19 ans, laissant derrière elle sa famille et ses repères. Son voyage à travers l'Afrique de l'Ouest a duré plusieurs mois, jalonné de dangers : traversées périlleuses, détentions arbitraires, et la perte tragique de compagnons de route. « J'ai vu des gens mourir sous mes yeux, des amis que j'avais rencontrés en route », raconte-t-elle. Arrivée en France, elle a demandé l'asile, un processus long et éprouvant, mais elle a finalement obtenu une protection.

La reconstruction au quotidien

Aujourd'hui, Mayram vit dans un foyer pour jeunes travailleurs à Paris. Elle suit des cours de français et travaille comme aide à domicile. « Chaque jour, je découvre quelque chose de nouveau : un mot, un geste, une saveur. C'est une renaissance », dit-elle. Elle insiste sur l'importance des petites joies : une glace dégustée sur un banc, un jeu inventé avec des enfants du quartier, un coucher de soleil sur la Seine. Ces moments, dit-elle, « sont des victoires sur la tristesse ».

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Un témoignage qui résonne

Le récit de Mayram, recueilli par l'association France Terre d'Asile, met en lumière la réalité de milliers de réfugiés. Selon l'ONU, plus de 110 millions de personnes sont déplacées dans le monde. En France, les demandes d'asile ont augmenté de 8 % en 2024. Mayram espère que son histoire « donnera du courage à ceux qui sont encore sur la route ». Elle rêve de devenir éducatrice spécialisée pour aider les enfants réfugiés. « Je veux leur montrer que la vie peut être belle, même après l'horreur », conclut-elle avec un sourire.

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