Cloé, 25 ans, assistante d'éducation et monitrice d'équitation : entre 1 900 et 2 500 euros par mois
Cloé, 25 ans : entre 1 900 et 2 500 euros par mois

Cloé, 25 ans, jongle entre deux métiers pour boucler ses fins de mois

À seulement 25 ans, Cloé mène une vie professionnelle bien remplie. Elle cumule deux emplois : assistante d'éducation dans un collège et monitrice d'équitation indépendante. Entre ces deux activités, ses revenus oscillent entre 1 900 et 2 500 euros par mois. Un montant qui peut sembler confortable, mais qui est mis à rude épreuve par la flambée des prix, notamment celle de l'essence.

Un quotidien rythmé par les déplacements

Chaque jour, Cloé parcourt plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre au collège où elle travaille comme assistante d'éducation, puis au centre équestre où elle donne des cours. Ses allers-retours quotidiens représentent un budget carburant conséquent. « La hausse du prix de l'essence, ça a été une énorme claque », confie-t-elle. Avant l'augmentation, elle dépensait environ 150 euros par mois en essence. Aujourd'hui, ce montant a grimpé à près de 250 euros, soit une hausse de plus de 60 %.

Des revenus variables selon les saisons

En tant que monitrice d'équitation indépendante, ses revenus varient en fonction de la saison. « L'été, j'ai plus de clients, mais l'hiver, c'est plus calme », explique-t-elle. Cette irrégularité rend la gestion budgétaire complexe. Pour compenser, elle a dû réduire ses dépenses loisirs et alimentaires. « Je fais attention à tout, je compare les prix, je cuisine davantage », ajoute-t-elle.

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Un équilibre fragile mais choisi

Malgré les difficultés, Cloé ne regrette pas son choix de cumuler ces deux métiers. « J'aime le contact avec les jeunes au collège, et l'équitation est ma passion », dit-elle. Cependant, elle reconnaît que la précarité énergétique pèse lourd dans son budget. Elle espère que les aides gouvernementales pourront l'aider à faire face à cette hausse des coûts. En attendant, elle continue de s'adapter, cherchant des solutions pour réduire ses déplacements ou covoiturer.

Un témoignage qui résonne avec la réalité de nombreux actifs

Le parcours de Cloé illustre les difficultés rencontrées par de nombreux travailleurs, notamment ceux qui dépendent de la voiture pour exercer leur métier. La hausse des prix de l'énergie frappe de plein fouet les professions indépendantes et les métiers de l'éducation. Entre 1 900 et 2 500 euros par mois, Cloé parvient à vivre, mais sans pouvoir mettre de côté. « Je ne peux pas me permettre d'acheter une voiture neuve ou de partir en vacances », conclut-elle. Un constat amer qui en dit long sur la précarité de certaines situations professionnelles.

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