Blocus lycées Sète : dernière mobilisation, la démobilisation gagne
Blocus lycée Sète : dernière mobilisation, la démobilisation gagne

Ce mardi 13 octobre au matin, une poignée de lycéens s'est présentée devant le lycée Paul-Valéry de Sète pour le blocus. Les appels à la mobilisation ont été diffusés sur tous les réseaux sociaux, mais le mouvement s'essouffle nettement devant cette cité scolaire.

Assise sur le parapet du parvis avec quelques camarades, Fatima, élève de première, constate le vide autour d'elle. "Je pense que c'est notre dernier blocus", confie-t-elle, la mine déconfite, le moral dans les chaussettes.

Un parvis quasi désert malgré les appels

Au début du mouvement, le parvis était, selon les termes rapportés, "plein comme un œuf". Ce mardi, en revanche, il n'en est rien. Pourtant, cette journée était coché comme un moment important de la mobilisation lycéenne, et les appels ont été nombreux à circuler sur les réseaux sociaux.

Mais la fatigue de ceux qui s'investissaient pleinement, notamment en disposant les conteneurs et les barrières devant la porte de l'établissement, ainsi qu'une certaine pression de la part de l'administration, de certains parents et professeurs, expliquent ce faible écho. L'acte V de la mobilisation n'a pas rencontré un grand succès au pied de la cité scolaire qui surplombe la ville.

Un mouvement qui s'essouffle

La démobilisation générale semble donc avoir gagné du terrain. Les quelques barrières présentes sur le parvis contrastent avec l'énergie déployée lors des premières journées de blocus. Les lycéens encore mobilisés semblent conscients que cette action marque probablement la fin du mouvement.

Cette situation reflète un essoufflement plus large de la mobilisation lycéenne dans la région, où les appels à la grève et aux blocages se heurtent à une participation en baisse constante.