Le collectif Les Morts de la Rue a publié son rapport annuel, dévoilant un chiffre alarmant : 929 personnes sans domicile fixe sont décédées en 2025. Ce nombre, en augmentation par rapport aux années précédentes, suscite l'indignation des associations qui dénoncent une « hécatombe silencieuse ».
Un bilan en hausse constante
Selon le collectif, le nombre de décès de sans-abri ne cesse de croître. En 2024, 872 morts avaient été recensés, contre 929 en 2025, soit une hausse de 6,5 %. Ces chiffres ne représentent qu'une partie de la réalité, car de nombreux décès ne sont pas officiellement attribués à la rue.
Des causes multiples
Les principales causes de décès sont liées aux conditions de vie extrêmes : hypothermie, maladies non soignées, violences, overdoses. L'âge moyen des victimes est de 49 ans, bien inférieur à l'espérance de vie moyenne. Le collectif souligne que « vivre dans la rue tue » et que ces morts sont évitables.
Un appel aux pouvoirs publics
Face à cette situation, Les Morts de la Rue lancent un cri d'alarme. Ils réclament un plan d'urgence national pour le logement, l'accès aux soins et la prévention. « Il est inacceptable que des personnes meurent dans l'indifférence générale », déclare un porte-parole. Le collectif demande également une meilleure reconnaissance des décès de rue dans les statistiques officielles.
Des actions concrètes attendues
Parmi les mesures urgentes, les associations proposent la réquisition de logements vacants, l'augmentation des places en hébergement d'urgence, et la création de maraudes médicalisées. Elles insistent sur la nécessité d'une politique de long terme pour sortir durablement les personnes de la rue.
Le gouvernement, interrogé, n'a pas encore répondu à ces demandes. Le collectif promet de poursuivre son action de recensement et de sensibilisation, pour que « plus jamais on ne meure dans l'indifférence ».



