Montpellier : une ligne pour signaler les nuisances dans le parc social
Montpellier: une ligne pour signaler les nuisances

Depuis le 14 septembre, les habitants de 54 résidences sociales de Montpellier et de la métropole peuvent signaler en direct, de 16 h à 2 h du matin, toute nuisance troublant la tranquillité (tapage, occupation des parties communes, squats, conflits de voisinage) via un numéro d'appel dédié. Ce service, mis en place par le Groupement de sûreté résidentielle interbailleurs (GSRI), vise une intervention des patrouilles dans un délai de 30 minutes.

Un centre de supervision pour gérer les appels

Au centre de supervision des opérations du GSRI, une locataire d'une résidence sociale des Prés d'Arènes appelle pour signaler des jeunes fumant des stupéfiants dans le hall de l'immeuble. L'opérateur demande des précisions : les fauteurs de troubles sont-ils en possession d'un chien ou d'une arme ? Quelle est leur attitude ? Après avoir demandé à la requérante de rester chez elle, il contacte des équipages en patrouille et les dirige vers l'adresse indiquée. Les agents le tiennent informé de la situation, jusqu'au retour au calme.

Une proximité renforcée avec les locataires

« Il s'agit d'un service supplémentaire, en complément des patrouilles que nous effectuons tous les jours dans les résidences. Le but est d'être encore plus proches des locataires et d'intervenir dans les 30 minutes », explique Steve Lefebvre, le directeur du GSRI. Sur l'écran de contrôle, un plan de Montpellier et de la métropole permet de suivre en temps réel la progression des véhicules géolocalisés. L'intervention à la résidence des Prés-d'Arènes s'est déroulée sans difficulté : les cinq jeunes à l'origine des troubles ont été priés de quitter les lieux.

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« Ce service est un soulagement pour les locataires », souligne le directeur. Michel Calvo, conseiller municipal délégué au logement social et président d'ACM, salue un gain d'efficacité dans l'action du GSRI.

Des motifs variés et des verbalisations possibles

« Nous avons mené une phase de test pendant un mois avec ACM, recueillant une quarantaine d'appels, toujours pour de vrais motifs d'intervention. Il s'agit souvent de nuisances sonores, de squats, de jets de poubelles par les fenêtres, de mécanique sauvage dans les sous-sols des résidences, qui donnent lieu le cas échéant à des verbalisations par nos agents assermentés. Cela peut aussi être l'occasion de rappeler le règlement intérieur. L'objectif est de conserver un bon dialogue avec les résidents », détaille Steve Lefebvre.

Ce lien direct permet aussi de recueillir des informations sur les 54 résidences où patrouillent les agents. Les bailleurs en bénéficient également : « Ils ont accès à notre logiciel et peuvent savoir au jour le jour ce qu'il se passe dans leurs bâtiments, alors qu'ils n'avaient jusque-là qu'un rapport hebdomadaire », ajoute le directeur.

La brigade des logements sociaux, créée en 2023 et financée par sept bailleurs sociaux et la Métropole, renforce ainsi sa proximité avec les locataires. Le numéro d'appel a été communiqué aux habitants des résidences couvertes, notamment celles gérées par ACM Habitat, FDI Habitat, CDC Habitat social, Erilia et SFHE.

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