Le gouvernement a cédé sous la pression des élus locaux et propose de prolonger de deux ans l'expérimentation de l'encadrement des loyers, qui devait s'achever le 26 novembre prochain. Selon nos informations, le ministère du Logement va utiliser une proposition de loi (PPL) du député socialiste Iñaki Echaniz comme véhicule législatif pour accélérer la procédure. « Il y a un accord pour une prolongation de deux ans », confirme Echaniz. Dans l'entourage du ministre Vincent Jeanbrun, on nuance la durée en évoquant un maintien d'un ou deux ans.
Une pérennisation renvoyée à la présidentielle
Opposé à titre personnel au dispositif, l'ex-député LR Vincent Jeanbrun estime que la pérennisation de l'encadrement des loyers est une question qui doit être tranchée lors de l'élection présidentielle. Pour éviter que le prochain gouvernement soit contraint d'agir dans l'urgence, il a toutefois cherché une solution. La prolongation de deux ans permettrait de laisser le temps au débat politique sans laisser le dispositif s'éteindre.
Un dispositif contesté mais défendu par les élus locaux
L'encadrement des loyers, expérimenté dans plusieurs grandes villes comme Paris, Lille ou Lyon, vise à limiter la hausse des loyers dans les zones tendues. Ses défenseurs soulignent son rôle dans la régulation du marché locatif, tandis que ses opposants, dont Jeanbrun, y voient une entrave à la liberté des propriétaires. La prolongation est perçue comme une victoire pour les associations de locataires et les maires de gauche, qui réclamaient son maintien.



