« Un signal catastrophique », c’est ainsi que Robert Injey qualifie le jeu de chaises musicales à la tête de Côte d’Azur Habitat. L’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice a conduit à un remaniement au sein du conseil d’administration du bailleur social métropolitain. Si l’ancien premier adjoint de Christian Estrosi, Anthony Borré, y siège toujours, c’est Françoise Souliman qui en a repris la présidence.
Des nominations jugées inquiétantes
La nouvelle majorité a également procédé à la nomination de douze élus métropolitains et sept personnalités qualifiées que le colistier de la liste d’extrême gauche conduite par Mireille Damiano juge, pour certaines, « inquiétantes ». Le retour de Gilbert Stellardo, ancien Premier adjoint de Jacques Peyrat, est particulièrement critiqué.
Gilbert Stellardo dans le viseur
« Le plus symbolique, estime Robert Injey, c’est le retour, comme personnalité qualifiée, de Gilbert Stellardo, ancien Premier adjoint de Jacques Peyrat ». L’ex chef de file des communistes niçois estime qu’il compte, « avec son prédécesseur à l’époque, Max Baeza », parmi « les plus médiocres présidents que l’office HLM a pu connaître ». Il en veut pour preuve les déclarations de Gilbert Stellardo dans nos colonnes lors des commémorations des 100 ans de l’office HLM, qui avait « livré le fond de sa pensée » en déclarant qu’on « s’est trompés en France quand on a fait du logement social locatif : il fallait, dès le départ, rendre les gens propriétaires ».
Pierre Ippolito et Anne Sattonnet épinglés
Robert Injey étrille aussi l’adjoint au Développement économique « Pierre Ippolito pour qui “la loi SRU est totalement dépassée” porte une vision totalement caricaturale du logement social ». La nouvelle maire de Vence, Anne Sattonnet, n’est pas épargnée. Celle qui « de manière assez cynique parle des logements vacants pour mieux évacuer la question du logement social qui, à Vence, ne constitue que 5 % du parc », tacle Robert Injey.
Bryan Masson et Régis Asso pointés du doigt
Sans oublier au passage, le maire Rassemblement national de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, ou encore, Régis Asso, « ancien commissaire divisionnaire à Nice puis chef de la sûreté publique à Monaco, dont l’expérience concernant les logements sociaux est surtout marquée par les procédures d’expulsions locatives qu’il a menées ». Ainsi que la reconduction de « Martine Gasquet-Daugreilh qui fut députée à l’époque de Jacques Médecin… »
« Qui peut croire que tout ce beau monde a pour préoccupation le développement du logement social ? », interroge Robert Injey. Manifestement pas lui…



