Un propriétaire de Douai, dans le Nord, a vécu une expérience cauchemardesque avec sa location de courte durée. Olivier Bitong a loué son appartement de 20 m² pour une nuit à un couple de jeunes via Airbnb. Si tout semblait normal au départ, la situation a rapidement dégénéré lorsque les vacanciers ont refusé de quitter les lieux.
Des prétextes en cascade
Après avoir passé la nuit sur place, les deux jeunes ont multiplié les excuses pour ne pas partir : retards de train, oubli d’affaires... Interpellé par le propriétaire, l’homme a répondu : "On n’est plus dans l’appartement, on est dans la cour". Face aux caméras de TF1, Olivier Bitong a tenté de raisonner le couple : "Hier, vous avez dormi sur place, et vous n’avez pas payé. Là, vous êtes sur place, vous n’avez pas payé".
Un départ forcé mais une note impayée
Suite à ce reportage, les deux personnes ont finalement quitté l’appartement, laissant derrière elles une note impayée d’une cinquantaine d’euros. Le propriétaire déplore : "Ils peuvent prendre possession des lieux, changer la serrure ou dégrader l’appartement".
Un phénomène difficile à quantifier
Ce type de situation, où des locataires deviennent squatteurs, est difficilement mesurable. Selon le ministère de la Justice, il ne s'agit pas d'un squat au sens juridique du terme, car la réservation via une plateforme de location avec remise des clés et paiement constitue une entrée autorisée. L'article 38 de la loi Dalo du 5 mars 2007 ne s'applique donc pas. Le ministère précise qu'il ne s'agit pas d'une faille juridique, mais du cadre légal protecteur du droit au logement et du droit à un procès équitable, prévu pour l'expulsion de tout occupant ayant bénéficié d'un contrat de bail régulier, même de très courte durée. L'expulsion relève alors du juge judiciaire.
Cette affaire met en lumière les limites de la législation face à des comportements abusifs, laissant chacun se faire sa propre opinion sur cette ambiguïté.



