Viols collectifs filmés à Bordeaux : 19 hommes mis en examen, 6 victimes identifiées
Viols collectifs filmés : 19 mis en examen à Bordeaux

Le parquet de Bordeaux a annoncé ce vendredi 17 juillet 2026 que cinq hommes supplémentaires ont été mis en examen depuis le début de l'année dans l'enquête sur des viols collectifs filmés accompagnés d'« actes de barbarie » dans le milieu libertin. Le dossier compte désormais 19 mis en examen et six victimes identifiées, près de trois ans après l'ouverture des investigations.

Une affaire débutée en 2023

L'affaire a commencé en 2023 lorsqu'une victime a porté plainte contre son ex-conjoint, né en 1969, dénonçant « des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu'il invitait », selon le parquet de Bordeaux. D'autres compagnes successives de cet homme ont ensuite déclaré avoir subi les mêmes faits.

Au printemps 2025, une première vague d'interpellations a conduit à la mise en examen et au placement en détention provisoire de quatre hommes, alors âgés de 40 à 57 ans, dont l'ex-conjoint. Ils sont poursuivis pour des viols avec actes de torture et de barbarie commis entre 2011 et 2024, l'un d'eux étant également poursuivi pour complicité, et encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

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Des coups de filet successifs

De nouvelles interpellations ont eu lieu en juin 2025 (quatre hommes) puis en décembre 2025 (six hommes). Selon une source proche de l'enquête, quatre des cinq nouvelles mises en examen de 2026 sont intervenues en janvier. Le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul, a confirmé ces informations à l'AFP, précisant que cinq des six victimes identifiées se sont constituées parties civiles.

Des vidéos accablantes

Des dizaines de vidéos ont été retrouvées au domicile de l'ex-conjoint, un quinquagénaire travaillant dans la maintenance. Lors de son interpellation, il ne contestait pas « les pratiques » mais bien « le fait que cela puisse constituer des faits de viols », selon son avocat Me Julien Plouton. L'exploitation des images a permis de caractériser l'absence de consentement des femmes, le parquet évoquant « des hurlements de douleur ».

Une centaine d'objectifs potentiels

Selon le quotidien Le Monde, une centaine d'« objectifs potentiels » (participants identifiés) ont été recensés par les enquêteurs. Les vidéos ont également permis de localiser des lieux de tournage : au domicile du principal mis en cause, dans des clubs libertins de la métropole bordelaise, sur la voie publique à Bordeaux, mais aussi dans l'Hérault et le Gard.

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