Un couple sous l'emprise de la violence
Devant le tribunal correctionnel de Grasse, une affaire de violences conjugales a été jugée ce mardi 26 mai 2026. J., 40 ans, résidant dans la juridiction, était poursuivi pour des faits de violence sans interruption temporaire de travail, commis entre le 20 et 21 juin 2025 en Seine-et-Marne. Ce soir-là, le couple assistait à un anniversaire lorsque J. a décidé de s'isoler avec sa compagne A. Ils sont montés dans la voiture, et la discussion a rapidement dégénéré : un coup a été porté sur le nez de A., provoquant un saignement. Le lendemain, chez le coiffeur, un hématome est apparu autour de son œil.
Sept interventions des forces de l'ordre en six mois
Ces violences n'étaient pas isolées. Entre juillet et décembre 2025, les forces de l'ordre sont intervenues à sept reprises pour séparer le couple. Le tribunal a égrené une longue liste d'humiliations et de mauvais traitements : affaires jetées par la fenêtre, huile répandue dans le lit, propos rabaissants. « Casser des meubles ? Jeter des draps par la fenêtre ? Cela peut être perçu comme des manifestations violentes. Vous comprenez cela, Monsieur ? », a interrogé la présidente Pascale Cina. À la barre, le prévenu a nié sa responsabilité : « Je n'ai pas fait exprès, j'étais jaloux », a-t-il justifié. La présidente s'est exclamée : « C'est dingue la propension que vous avez à vous présenter comme victime ! »
« Rien ne justifiera jamais la violence »
Le ministère public a souligné : « Rien ne justifiera jamais la violence. À aucun moment, il n'a eu une pensée pour madame, il n'a parlé que de lui. » Il a requis 18 mois d'emprisonnement dont 9 avec sursis probatoire pendant 2 ans, avec interdiction de paraître au domicile de la victime. L'avocate de la défense a plaidé : « Les deux ont un comportement parfois ambivalent, de part et d'autre il y a une dépendance affective, une relation malsaine. L'amour, ce n'est pas de s'insulter. » Le tribunal a finalement condamné J. à 12 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assorti d'obligations de soins, de travail et d'indemnisation de la victime, ainsi qu'une interdiction de contact avec celle-ci.



