Un couple comparaîtra devant le tribunal de Toulon le 13 novembre prochain pour avoir usurpé l'identité de la maire de Toulon, Josée Massi, et de son adjointe Martine Bérard. Les faits, qui remontent à mars 2024, ont conduit les deux élues à porter plainte et à solliciter la protection fonctionnelle de la municipalité.
Des courriels frauduleux et des appels téléphoniques
Selon le parquet de Toulon, deux chefs de poursuite ont été retenus contre les mis en cause : l'usurpation de l'identité d'un tiers ou usage de données permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, ainsi que l'escroquerie avec usurpation de la qualité de charge d'une mission de service public.
D'après la mairie de Toulon, les individus ont employé des manœuvres frauduleuses en envoyant des courriels signés Josée Massi avec une adresse mail portant à confusion, et en utilisant des courriers et des tampons de la ville dans le but d'obtenir des avantages auprès de la société de transport RATP Dev Toulon Provence Méditerranée, exploitante du Réseau Mistral.
Une adjointe également visée
Martine Bérard, alors adjointe aux espaces verts, à l'habitat durable et aux cimetières, a également été victime de ces tentatives frauduleuses. L'un des individus s'est fait passer pour elle lors d'une conversation téléphonique le 6 mars 2024, toujours dans le but d'obtenir des services de la part du directeur des transports du Réseau Mistral. La nature exacte des faveurs demandées n'a pas été dévoilée, mais selon des informations de Var-Matin, cela pourrait concerner de fausses recommandations pour être embauché par la société de transports.
Un dossier renvoyé à plusieurs reprises
Une première audience au tribunal de Toulon le 6 mars dernier a été renvoyée au 12 juin. À cette date, le procès a de nouveau été reporté car les auditions de la commission rogatoire demandées par le tribunal n'avaient pas été réalisées. L'affaire sera finalement examinée le 13 novembre prochain.
La protection fonctionnelle accordée
Considérant que ces faits ont été commis en raison de leurs fonctions dans le but de nuire et de porter atteinte à l'image de la municipalité, Josée Massi et son adjointe ont sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle afin d'être représentées par un avocat. Cette demande leur a été accordée par la municipalité.



