Ma famille de samouraïs : un animé pédagogique sur l'immigration japonaise au Brésil
Ma famille de samouraïs : un animé pédagogique sur l'immigration

L'animé « Ma famille de samouraïs » sort ce mercredi 16 septembre sur les écrans. Réalisé par la Brésilienne Célia Catunda, ce film d'animation pédagogique aborde l'immigration des Japonais au Brésil pendant l'entre-deux-guerres. Le long-métrage, d'une durée de 1 h 22, mêle esthétique proche du manga et mélodrame familial pour sensibiliser le jeune public.

L'histoire : Noboru et son grand-père Hideo

L'intrigue se déroule à Sao Paulo dans les années 1980. Noboru, un jeune garçon, doit préparer un exposé sur ses origines japonaises, qu'il a toujours cherché à gommer. Contraint de se tourner vers son grand-père grincheux, Hideo, il découvre l'histoire de sa famille et l'arrivée de ce dernier au Brésil en 1920, alors qu'il était encore jeune homme.

Hideo, qui a toujours voulu éviter d'évoquer son passé et son déracinement, accepte à contrecœur, poussé par son épouse, de raconter à Noboru son histoire et son installation en Amérique du Sud. Ce récit permet d'aborder des thèmes comme l'immigration, les préjugés et l'acceptation de l'autre.

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Un contexte historique traité avec tact

Célia Catunda signe un film d'animation à l'esthétique proche du manga pour parler de la relation entre le Brésil et le Japon, notamment après les guerres mondiales. Un contexte difficile est abordé avec tact, pointant frontalement des questions liées à l'immigration et à l'acceptation de l'autre. L'objectif affiché est de sensibiliser les enfants, avec une proposition résolument tout public.

L'intention est louable, mais elle passe, surtout lors de la première partie, par des dialogues ultra-explicatifs. Un côté didactique omniprésent qui casse le rythme et lasse par sa mécanique où le petit Noboru, tiraillé entre deux cultures, demande toujours « pourquoi » avant que le papy ne développe.

Une seconde partie plus concluante

La seconde partie, autour d'un oncle disparu, adopte un point de vue différent et s'avère plus concluante. Elle apporte une épaisseur supplémentaire à ce mélodrame coloré, qui peine à allier l'aspect éducatif au divertissement. Le film, coproduit par le Brésil et le Japon, reçoit la note de 2/5 de notre rédaction.

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