Un mouvement de soutien pour les anciennes maîtresses
Ce mardi 14 octobre, un rassemblement a eu lieu devant l’école maternelle des Aresquiers de Vic-la-Gardiole pour exprimer le soutien aux enseignantes remplacées après l’affaire des viols présumés commis par une Atsem. Une vingtaine de personnes, munis d’affiches, se sont réunies à l’heure de la rentrée des classes. On pouvait lire sur les pancartes : « Rendez-nous nos maîtresses !! » ou encore « Ensemble pour leur retour ! Chaque jour sans vous est un jour trop long ».
Une pétition en ligne recueille plus de 200 signatures
Ce mouvement fait suite à une pétition lancée sur le site change.org, qui a déjà recueilli plus de 200 signatures. Une grand-mère d’un enfant scolarisé dans l’école, distribuant des affiches, a déclaré : « On veut montrer qu’on est là, qu’on pense à elles. Ça peut leur faire du bien parce qu’elles sont tristes et ne se sentent pas soutenues par l’Éducation nationale. »
Les enseignantes remplacées après la crise
Les quatre maîtresses de l’ancienne équipe pédagogique ainsi que la directrice ont été remplacées à la rentrée dernière sur décision du rectorat, après la crise provoquée par la révélation des viols présumés par une Atsem. Une enquête judiciaire est en cours sous la direction d’un magistrat montpelliérain, ainsi qu’une enquête administrative. Le rectorat a justifié cette décision : « Cette décision a été prise dans l’intérêt de tous, afin d’écrire une nouvelle page en cette rentrée à la suite de la révélation des faits d’une particulière gravité cet été. »
Des enseignantes « sacrifiées » selon les soutiens
La grand-mère présente a ajouté : « Ces enseignantes ont été sacrifiées. Certaines étaient là depuis 20 ans, la directrice depuis 8 ans. On ne pense pas qu’il faille rejeter la faute sur des personnes bienveillantes, qui ont toujours bien travaillé. » Les maîtresses ne sont pas suspendues mais en arrêt de travail après avoir exercé leur droit de retrait. Les participants au rassemblement ont souligné que certains enfants réclament le retour de leurs maîtresses, tout en comprenant le désarroi des familles touchées. Un retraité a déclaré : « Ils sont perdus, ils ont la haine, mais cette colère doit être dirigée vers l’Éducation nationale qui n’a pas fait son travail correctement dès le départ. »



