Procès Plaza : l'ex-compagne livre sa version des violences
Procès Plaza : l'ex-compagne livre sa version

Jugé en appel pour violences conjugales depuis le vendredi 26 juin 2026, l’animateur de M6 Stéphane Plaza nie les faits mais reconnaît avoir blessé une ancienne compagne "accidentellement". Ses deux ex-partenaires témoignent des horreurs qu’elles ont subies. Condamné en février 2025 à douze mois de prison avec sursis pour violences habituelles sur Amandine, une de ses ex-compagnes, Stéphane Plaza est rejugé en appel depuis le 26 juin 2026.

"Quand j’entends qu’il s’agit d’une vengeance, c’est dur"

Amandine a témoigné ce lundi 29 juin devant la cour d’appel des violences physiques et psychologiques subies pendant plusieurs années aux côtés de l’ancien animateur, ce dernier avançant la thèse d’un règlement de comptes motivé par son infidélité chronique. "Quand j’entends qu’il s’agit d’une vengeance, c’est dur", a soufflé Amandine, 38 ans, à la barre. "C’est un long combat contre un personnage public." Son ancien compagnon, dont les émissions à succès sur M6 ont été déprogrammées depuis sa condamnation à un an de prison avec sursis en février 2025, a cherché à l’intimider, selon elle. "Il m’a dit : 'Si tu portes plainte, t’as intérêt à avoir les reins solides, car je suis millionnaire et je peux payer autant d’avocats que je veux' ", rapporte-t-elle devant la cour.

Un "geste involontaire" ou une "volonté de faire mal" ?

Ses avocats – il en a changé depuis son premier procès – plaident un "geste involontaire et mal maîtrisé" lors d’un épisode de violences, le 25 avril 2022, décrit avec précision par Amandine, qui mime la scène à leur demande devant la cour. "Il est tellement près de moi que je sens ses postillons." La jeune femme place ses mains près de son visage, de peur de recevoir un coup au visage. Toujours selon son récit, deux de ses doigts "sont retournés dans l’autre sens" lorsqu’il repousse sa main. Elle écope de dix jours d’incapacité de travail. Elle s’interroge alors : "Comment peut-on prendre le membre de quelqu’un et se dire 'je vais le casser comme une branche morte ?'". Pour elle, il y a forcément "volonté de faire mal".

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Un homme "extrêmement jaloux" et "possessif"

La raison de sa colère ? Amandine, contactée anonymement sur Instagram, avait révélé leur relation, débutée cinq ans auparavant. Une ligne rouge pour l’agent immobilier, très discret sur sa vie privée, qui fréquentait jusqu’à sept femmes en même temps en 2022, comme l’a rappelé plus tôt une juge assesseure. "L’infidélité n’est pas mon sujet", jure la jeune femme, qui décrit avec minutie ses excès de "colère" et un homme "extrêmement jaloux" et "possessif".

La version de Stéphane Plaza : un accident en voulant partir

La situation entre eux est très tendue depuis plusieurs jours, selon la version de M. Plaza. C’est à son chien qu’il s’adresse en arrivant chez elle, pour "désamorcer" : "Je dis à ce petit chien : 'comment ça va ?' 'Maman a fait une bêtise.' 'Oui, c’est odieux'", admet-il. "Elle crie de plus en plus, je décide de partir". Il la "déplace" de devant la porte d’entrée pour quitter l’appartement, ce qui provoque, selon lui, "l’accident". "Le moindre contact est donc une violence ? Ça me paraît fou", se défend l’agent immobilier, qui jure n’avoir cherché qu’à quitter l’appartement. "Il ne voulait pas partir", contredit son ex-petite amie. Stéphane Plaza lui aurait collé son avant-bras contre la gorge. "Je me suis demandé si j’allais mourir." Plus tard, il lui envoie un message, lu devant la cour : "Courage pour ta main, signé l’homme le plus violent du monde, je t’embrasse tendrement." Le procès se poursuit ce mercredi avec les réquisitions et les plaidoiries.

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