Procès de Lucas Larivée pour le meurtre de Justine Vayrac : le profil d'un accusé décrit comme sociopathe
Procès Lucas Larivée : profil sociopathe d'un accusé de meurtre

Procès de Lucas Larivée : une affaire de viol et meurtre sous le feu des expertises psychiatriques

Le procès de Lucas Larivée, jeune ouvrier agricole de 24 ans accusé d'avoir violé et tué Justine Vayrac en octobre 2022, s'est ouvert lundi devant les assises de la Corrèze. L'accusé, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a vu sa personnalité minutieusement analysée par des experts, décrivant un profil aux traits sociopathiques marqués et un sentiment de toute-puissance.

Les faits : une soirée fatale à Brive-la-Gaillarde

Justine Vayrac, une jeune mère de 20 ans qui étudiait pour devenir aide-soignante et élevait seule son fils de deux ans, avait disparu un dimanche d'octobre 2022. La veille, elle avait passé la soirée avec des amis à Brive-la-Gaillarde, avant de se rendre dans un bar puis à la discothèque « la Charrette », où elle avait consommé beaucoup d'alcool selon des témoins. Malade, elle avait quitté les lieux avec Lucas Larivée, qu'elle connaissait depuis quelques semaines, pour se rendre à son domicile.

C'est là que l'accusé est soupçonné de l'avoir violée et frappée, avant de l'étrangler. Le corps de Justine Vayrac, avec une ficelle bleue autour du cou, a été retrouvé enterré près de la maison de Lucas Larivée quatre jours après sa disparition. L'autopsie a révélé des blessures au visage, une fracture du nez et du larynx, ainsi que des hématomes au col de l'utérus compatibles avec un viol, confirmant la mort par strangulation.

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Les aveux et dénégations de l'accusé

Lors de l'instruction, Lucas Larivée a changé plusieurs fois de version, allant jusqu'à inventer l'intervention d'un tiers qui l'aurait contraint à commettre le viol. Interrogé par la présidente de la cour lundi, il a reconnu que cette histoire « était fausse », admettant « le meurtre » mais niant le viol. Selon son avocat, Me Michel Labrousse, le jeune homme nie toujours l'intention homicide, affirmant n'avoir porté que des coups ayant entraîné la mort involontairement.

Un profil psychologique troublant mis en lumière

Plusieurs experts ont été entendus pour éclairer la personnalité de Lucas Larivée. Un psychiatre a diagnostiqué « des traits sociopathiques marqués » et une « surestimation de soi », soulignant l'« absence de remords ou de culpabilité ». Il a insisté sur le « sentiment de toute puissance » de l'accusé, le rendant « extrêmement dangereux », tout en écartant une abolition du discernement au moment des faits.

Une psychologue a décrit Lucas Larivée comme « un coureur de jupons qui a du mal à s'engager », avec une personnalité « égocentrée » et « intolérante à la frustration ». Lors de leurs entretiens, il a évoqué un « trou noir » pour la nuit des événements. L'enquêtrice de personnalité a rappelé son enfance « turbulente », une autonomie précoce laissée par ses parents, et sa réputation d'« homme à femmes », avec près de 60 relations entre 14 et 20 ans selon ses dires.

Contexte personnel et relations conflictuelles

Le parcours de Lucas Larivée est marqué par le décès d'un grand-père proche durant son enfance et des relations tendues, notamment avec une demi-sœur gendarme prénommée Justine. Une ancienne compagne a témoigné de sa violence et affirmé qu'il serait « devenu fou » après leur séparation, peu avant les faits. Impliqué dans une affaire d'incendie volontaire par le passé, l'accusé a montré un comportement erratique durant l'enquête.

Le procès, qui se poursuit jusqu'à vendredi, vise à déterminer les responsabilités et les motivations derrière ce crime horrible. Les débats se concentrent sur la personnalité complexe de Lucas Larivée, tandis que la mémoire de Justine Vayrac, jeune femme pleine d'espoir, reste au cœur des audiences.

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