Le tribunal correctionnel de Nîmes doit rendre ce mardi 9 juin sa décision dans le procès de l'influenceur Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, poursuivi pour s'être introduit dans les arènes de Nîmes lors de la feria des Vendanges le 19 septembre dernier. L'affaire avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux après la diffusion d'une vidéo montrant l'influenceur brandir une pancarte portant l'inscription "F*ck la corrida" avant d'être évacué par les services de sécurité.
Des peines d'amende requises
Lors de l'audience du 2 avril, le procureur avait requis des amendes de 5 000 à 6 000 euros à l'encontre de Jeremstar et de deux autres prévenus, membres de l'association Peta, sans peine de prison. Les trois militants étaient poursuivis pour "entrée sur une aire de compétition d'une enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition", un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. La partie civile avait de son côté chiffré les préjudices économiques et d'atteinte à l'image à 6 700 euros, auxquels s'ajoutaient 3 000 euros au titre des frais de justice.
La notion de "compétition sportive" au cœur des débats
Un des points centraux du procès a été la qualification de la corrida en tant que "compétition sportive". La défense a vivement contesté cette notion, arguant que si la corrida était reconnue comme un sport, elle ne pourrait plus être considérée comme une tradition locale ininterrompue. Me Baptiste, avocat de la défense, a plaidé en ce sens. Jeremstar, quant à lui, a assumé son action devant le tribunal, déclarant ne rien regretter et présentant son geste comme une manière de "dénoncer cet acte barbare, suivi par des gens avides de sang".
Mobilisation des soutiens
Le jour de l'audience, un attroupement de personnes, majoritairement des adolescents mais aussi des membres d'associations anti-corrida, s'était réuni devant les grilles du palais de justice pour soutenir l'influenceur. Ce dernier avait également appelé ses soutiens à venir à sa rencontre via les réseaux sociaux. La décision, mise en délibéré à l'issue de l'audience, sera rendue ce mardi 9 juin à 13 h 30.



