Les avocats de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain et Me Fanny Colin, sont montés au créneau ce mercredi 10 juin pour défendre leur client, mis en examen dans plusieurs affaires de violences sexuelles. Interrogés par BFM et Le Parisien, ils ont assuré que le chanteur de 67 ans clamait son innocence et qu'il pouvait toujours exercer son métier.
Un déferlement médiatique sans précédent
Me Christophe Ingrain a déclaré que Patrick Bruel s'était défendu « pendant les 48 heures de garde à vue devant les juges » et qu'il se « défendra jusqu'au bout ». Il a dénoncé « un déferlement médiatique sans précédent » et précisé que « chaque plainte sera examinée individuellement et précisément ».
De son côté, Me Fanny Colin a indiqué que le sexagénaire était « soulagé » d'avoir pu s'exprimer et qu'il avait « répondu à toutes les questions ». Elle a souligné que son client « n'a pas d'interdiction d'exercer son métier » et qu'il peut « se produire ou donner un concert s'il le souhaitait ». « C'est important car cela aurait constitué une sanction avant même que l'enquête ne débute alors que Patrick Bruel est innocent », a-t-elle ajouté.
Implication dans plusieurs dossiers de violences sexuelles
L'interprète de « Casser la voix » est mis en examen dans quatre affaires : un viol en région parisienne en 2008, une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, une agression sexuelle et du harcèlement sexuel dans le sud de la France en 2019, et du harcèlement sexuel à Ajaccio, en Corse, en 2019. Il est également placé sous le statut plus favorable de témoin assisté dans quatre autres dossiers, dont un viol en Bretagne en 2012, un viol dans le sud de la France en 2015, une tentative de viol en 2010 et 2011 en région parisienne, et du harcèlement sexuel en 2019 à Nyon en Suisse.
L'artiste avait déjà annulé tous ses concerts jusqu'à l'automne en France et à l'étranger. Dans le cadre de son contrôle judiciaire, Patrick Bruel est interdit de quitter le territoire français, d'entrer en contact avec les victimes et leur famille, de se rendre à leur domicile et de fréquenter un salon de massage. Il doit également justifier de soins psychologiques et fournir un cautionnement de 500 000 euros.



