Accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, Patrick Bruel a été mis en examen par quatre juges d'instruction, ce mercredi au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). Conformément à la réquisition du procureur, le juge des libertés et de la détention a également décidé de le placer en détention provisoire.
Des faits présumés entre 2000 et 2019
Le procureur de la République de Nanterre avait « requis l'ouverture d'une information judiciaire à son encontre et sa mise en examen pour des faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel concernant neuf victimes ». Ces neuf faits s'échelonnent entre 2000 et 2019.
Parmi ces neuf victimes, quatre ont déposé plainte avec constitution de partie civile, notamment sur des faits qui avaient fait précédemment l'objet d'un classement, avait précisé le parquet.
D'autres procédures jointes
Les procédures concernant 13 autres personnes dénonçant des viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel commis entre septembre 1992 et septembre 2008 ont également été « jointes au dossier de l'information judiciaire ». Bien que les faits « sont apparus couverts par la prescription à ce stade », avait détaillé le parquet.
Garde à vue et dénégations
Avant d'être présenté aux juges, l'artiste de 67 ans a passé 48 heures en garde à vue, régime sous lequel il a été placé lundi matin. Il était interrogé par des enquêteurs de la police judiciaire parisienne sur des violences sexuelles dénoncées par 13 femmes, avait indiqué le parquet de Nanterre.
Au cours de sa garde à vue, l'artiste avait nié tous les faits qui lui étaient reprochés, précise BFMTV, citant une source proche de l'enquête. « J'ai peut-être été lourd, j'essaie toujours, mais j'ai toujours accepté un non », a notamment déclaré à ses proches l'artiste, selon des propos rapportés à la chaîne d'informations.



