Paris accueille le 9e congrès mondial contre la peine de mort
Paris accueille le 9e congrès mondial contre la peine de mort

Paris accueille du mardi 30 juin au jeudi 2 juillet le 9e congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM). Les sessions se tiennent à la Maison de la radio les deux premiers jours et à l'hôtel de Lassay, résidence de la présidente de l'Assemblée nationale, le dernier jour.

1 500 participants de 100 nationalités

Selon Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général d'ECPM, plus de 1 500 participants issus de 100 nationalités différentes sont attendus. L'événement intervient dans un contexte de "résurgence des exécutions" dans plusieurs pays, contrastant avec une "dynamique abolitionniste" globale, comme l'a souligné Isabelle Lonvis-Rome, ambassadrice française pour les droits de l'homme.

Une résurgence des exécutions comme outil de répression

Isabelle Lonvis-Rome a déclaré : "Nous observons dans plusieurs pays une résurgence des exécutions, employées comme outils de répression politique, de contrôle social ou de réponse aux crises sécuritaires." Elle a précisé que les exécutions restent le fait d'une poignée d'États, tandis que de plus en plus de pays y renoncent durablement. Selon ECPM, la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite et l'Irak sont les quatre nations ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024. Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, d'après Iran Human Rights et ECPM.

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La peine de mort jugée raciste

Plusieurs débats sont prévus, dont un sur le caractère "raciste" de la peine de mort. Aminata Niakaté, présidente d'ECPM, a affirmé que les étrangers "sont plus souvent confrontés à une condamnation à mort que les non-étrangers". Isabelle Lonvis-Rome a ajouté : "Il est important que la France poursuive son action en faveur de la dignité humaine. L'accueil de ce congrès s'inscrit dans cette démarche résolue."

Des personnalités présentes

Le congrès accueille de nombreuses personnalités, dont Philippe Maurice, le dernier condamné à mort français, gracié par le président François Mitterrand en 1981. Sur les 114 États ayant définitivement aboli la peine capitale, la France figure parmi les abolitionnistes de longue date.

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