Nîmes : mère et fils remis en liberté après violences sur huissiers
Nîmes : mère et fils libérés après violences sur huissiers

Le lundi 29 juin 2026, le tribunal correctionnel de Nîmes a ordonné la remise en liberté de la mère de famille et de son fils aîné, qui avaient été placés en détention provisoire le 17 juin. Ils sont désormais sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès, prévu le 5 août.

Des faits de violences lors d'une expulsion

Le 16 juin, deux huissiers de justice accompagnés de policiers sont intervenus dans un logement au Mas Roman à Nîmes pour procéder à une expulsion locative. La sexagénaire, refusant son expulsion, avait changé les serrures. Avec l'aide d'un serrurier, les forces de l'ordre ont tenté d'accéder au domicile. La mère de famille, particulièrement virulente, s'en est prise à eux. Ses deux fils, qu'elle avait prévenus, sont également mis en cause pour des faits de violences et de menaces de mort. L'un d'eux a notamment tenté d'étrangler un huissier de justice.

Demande de remise en liberté

Présenté une première fois en comparution immédiate le 17 juin, l'un des fils a été placé sous contrôle judiciaire. Quant à l'aîné et à la mère, le tribunal avait ordonné un placement en détention provisoire en attendant leur jugement. Les deux prévenus ont contesté cette décision. Le 29 juin, ils ont de nouveau été présentés devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour solliciter leur remise en liberté.

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Dans le box, le fils a déclaré : « Je voulais m'excuser des événements. J'ai été effrayé par la situation, choqué. Ça ne se reproduira plus jamais. » Sa mère a rappelé qu'en 64 ans, « je n'ai jamais eu de problème avec la justice ». Les avocats de la défense ont souligné des casiers judiciaires vierges pour leurs clients.

Opposition du parquet et décision du tribunal

La procureure s'est opposée à cette demande, soulignant la gravité des faits reprochés, notamment les menaces de mort proférées à l'encontre des huissiers et des policiers, ainsi que « l'agressivité » des prévenus lors de l'intervention. Après délibéré, le tribunal a finalement ordonné leur remise en liberté, les plaçant sous contrôle judiciaire jusqu'à leur procès.

À la demande des avocats de la défense et du barreau de Nîmes, qui ne souhaitent pas intervenir dans une affaire où des huissiers de justice de leur ressort figurent parmi les victimes, ce sont des avocats du barreau d'Avignon qui devraient assurer la défense lors de l'audience du 5 août.

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