Nice : une statue pour le résistant communiste Max Barel
Nice : une statue pour le résistant communiste Max Barel

Une figure majeure de l’histoire niçoise. Le maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé que la ville allait ériger une statue de Max Barel, un résistant communiste mort sous la torture à Lyon en 1944. L’élu UDR, soutenu par le Rassemblement national, accède ainsi à une demande de la section départementale du PCF. Une délibération sera prochainement présentée au conseil municipal, a précisé Éric Ciotti dans un communiqué, sans mentionner les idées politiques du résistant.

La décision détonne sur la Côte d’Azur. L’été dernier, le maire LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, avait créé la polémique en inaugurant une stèle aux victimes du totalitarisme communiste.

Valeurs républicaines

Né en 1913 à Menton et fondateur d’une cellule communiste à l’école Polytechnique, Max Barel a été décoré de la croix de guerre en 1940 puis s’est engagé dans la résistance en 1941. Son père Virgile Barel (1889-1979), figure de la vie politique niçoise, a été élu député à plusieurs reprises entre 1936 et 1978.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Son courage, son sens du devoir et son sacrifice pour la liberté font de lui une figure majeure de l’histoire niçoise et des valeurs républicaines, indique Éric Ciotti dans son communiqué. L’ouvrage est attendu sur la place qui porte le nom du résistant, près du port de Nice.

À travers cet hommage, c’est toute une mémoire longtemps invisibilisée qui retrouve sa place dans l’espace public : celle des militants communistes, des ouvriers, des syndicalistes et des résistants qui furent en première ligne dans la lutte contre le nazisme et pour la libération du pays, a salué le PCF des Alpes-Maritimes.

Pas de parvis Sarkozy

Cette décision illustre la politique d’inclusion affichée par le nouveau maire, qui avait déjà annoncé en avril renoncer au parvis Nicolas Sarkozy, voulu par son prédécesseur et rival, l’ancien maire Christian Estrosi (Horizons).

L’esplanade devant le futur hôtel des polices, qui doit être livrée en octobre et réunir les services de police nationale et municipale, devrait finalement être baptisée en hommage aux 86 tués de l’attentat du 14 juillet 2016, au lieu de porter le nom de l’ancien président et ex-chef de la droite française, famille politique d’origine du nouveau maire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale