Le Parquet européen a ouvert une enquête concernant les dépenses de media training de Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Ces frais, pris en charge par le Parlement européen, sont soupçonnés d'être irréguliers. L'enquête porte sur des prestations de conseil en communication et en image, facturées plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Des dépenses sous surveillance
Les services de media training, destinés à préparer les interventions médiatiques, sont légitimes dans le cadre des activités parlementaires. Cependant, le montant et la fréquence des factures ont attiré l'attention des autorités. Selon nos informations, les enquêteurs cherchent à déterminer si ces dépenses étaient réellement liées aux fonctions européennes de Jordan Bardella ou si elles relevaient d'un usage personnel.
L'élu RN, également député européen, aurait bénéficié de séances de coaching dispensées par une société spécialisée. Les sommes en jeu, estimées à plus de 100 000 euros sur deux ans, sont jugées excessives par certains observateurs. Le Parquet européen, compétent pour les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union, a donc ouvert une enquête préliminaire.
Les réactions politiques
Jordan Bardella a réagi en affirmant que toutes ses dépenses étaient conformes aux règles et qu'il collaborerait pleinement avec la justice. Il dénonce une instrumentalisation politique. De son côté, le Rassemblement national a exprimé son soutien à son président, estimant que cette enquête visait à nuire à l'image du parti.
Plusieurs élus européens, notamment de la majorité présidentielle, ont salué l'initiative du Parquet, appelant à plus de transparence sur l'utilisation des fonds publics. La présidente du groupe Renew Europe a déclaré que ce type d'affaires renforçait la nécessité d'un contrôle strict des dépenses parlementaires.
Un précédent inquiétant ?
Cette affaire n'est pas isolée. D'autres eurodéputés ont été épinglés pour des frais de conseil ou de communication jugés abusifs. Le Parquet européen, créé en 2021, a déjà ouvert plusieurs enquêtes similaires, notamment sur des assistants parlementaires fictifs ou des détournements de subventions.
Pour Jordan Bardella, cette enquête intervient à un moment clé, alors qu'il se positionne pour les prochaines échéances électorales. Une condamnation éventuelle pourrait ternir son image et compromettre ses ambitions. L'enquête est en cours, et aucune mise en examen n'a encore été prononcée.



