La mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, continue de provoquer une onde de choc dans la société française. Ce lundi, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réuni les procureurs généraux à la Chancellerie pour exiger un réexamen complet des plaintes concernant des enfants victimes. Il leur a donné jusqu'au 14 juillet pour reprendre l'intégralité des quelque 70 000 plaintes liées aux mineurs. "On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes", a-t-il déclaré, ajoutant qu'aucun haut magistrat ne partira en vacances tant que ce travail ne sera pas achevé.
Un drame qui aurait pu être évité
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est dit dimanche soir "bouleversé" par la mort de la fillette, estimant que "ce drame aurait pu être évité". Intervenant sur France 2, il a reconnu un "échec" et confirmé que le suspect, Jérôme B., faisait l'objet de six procédures judiciaires, dont plusieurs avaient été classées sans suite. Selon lui, d'autres plaintes pourraient être déposées dans les prochains jours.
Des rassemblements prévus dans toute la France
Des collectifs féministes et de protection de l'enfance appellent à des rassemblements ce lundi à 19 heures devant une centaine de tribunaux, notamment à Auch et Toulouse. Par ailleurs, la France insoumise, par la voix de Mathilde Panot et Manuel Bompard, réclame la démission de Gérald Darmanin, estimant que le système judiciaire a failli.
Dimanche, une marche blanche a réuni 6 000 personnes à Fleurance, dans le Gers, en hommage à Lyhanna. L'enfant avait disparu le 29 mai 2026 à la sortie de son collège et avait été retrouvée morte six jours plus tard dans un silo agricole. Le principal suspect, Jérôme B., avait déjà fait l'objet de signalements pour pédocriminalité, dont une plainte pour viol sur mineure en août 2025, sans avoir jamais été entendu par les enquêteurs.



