LFI porte plainte pour géolocalisation de Rima Hassan
LFI porte plainte pour géolocalisation de Rima Hassan

La députée LFI Rima Hassan géolocalisée : une plainte déposée

La France insoumise (LFI) a annoncé ce lundi 28 mai 2025 avoir porté plainte pour atteinte à la vie privée et abus d'autorité après la révélation que la députée Rima Hassan avait été géolocalisée par les forces de l'ordre lors de ses déplacements. Selon les informations publiées par Mediapart, la police aurait utilisé un dispositif de géolocalisation pour suivre les mouvements de l'élue entre le 15 et le 20 mai 2025.

Des faits jugés "graves" par LFI

Dans un communiqué, LFI dénonce "une surveillance illégale et disproportionnée" visant une élue de la République. Le parti estime que cette pratique constitue une violation flagrante du droit à la vie privée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. "La géolocalisation d'un élu sans autorisation judiciaire préalable est inacceptable", a déclaré le député Antoine Léaument, porte-parole du groupe LFI à l'Assemblée nationale.

Les détails de la plainte

La plainte, déposée auprès du parquet de Paris, vise des faits d'atteinte à la vie privée par un agent public et d'abus d'autorité. Les avocats de Rima Hassan, Mes Vincent Brengarth et Arié Alimi, ont également saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Ils demandent l'ouverture d'une enquête pour déterminer les conditions dans lesquelles cette géolocalisation a été mise en œuvre et qui en a donné l'ordre.

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Réactions politiques

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à cette affaire. Le député insoumis Manuel Bompard a dénoncé "une dérive sécuritaire" et appelé à "ce que la lumière soit faite". De son côté, le ministre de l'Intérieur, interrogé lors d'un déplacement à Lyon, a déclaré ne pas être informé de cette affaire mais a promis "des vérifications immédiates". Il a rappelé que "la géolocalisation est encadrée par la loi et ne peut être utilisée que dans le cadre de procédures judiciaires strictes".

Un précédent inquiétant ?

Cette affaire rappelle d'autres cas de surveillance d'élus, notamment celui du député LFI Eric Coquerel en 2023, dont les données téléphoniques avaient été consultées sans autorisation. Pour les défenseurs des libertés publiques, ces révélations mettent en lumière un recours croissant à des techniques de surveillance intrusives, parfois en dehors du cadre légal. "Nous devons nous interroger sur l'équilibre entre sécurité et libertés", a souligné la sénatrice écologiste Mélanie Vogel.

La réponse de la police

Interrogée, la préfecture de police de Paris n'a pas confirmé l'utilisation d'un dispositif de géolocalisation sur Rima Hassan. Une source policière a indiqué que "des investigations sont en cours pour vérifier ces allégations". La direction générale de la police nationale (DGPN) a rappelé que "toute opération de surveillance est soumise à un contrôle hiérarchique strict".

Rima Hassan, élue de la 7e circonscription des Français de l'étranger, a déclaré sur X (anciennement Twitter) : "Je ne me laisserai pas intimider. Ma vie privée est un droit fondamental. Je remercie mon parti et mes avocats pour leur soutien." L'affaire promet de relancer le débat sur les pratiques de surveillance des forces de l'ordre et la protection des élus.

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