La députée Laure Miller brise le silence
Dans une intervention poignante à l’Assemblée nationale, la députée Laure Miller a exprimé sa profonde honte après la mort de la petite Lyhanna, une fillette de 5 ans victime de violences. « J’ai honte de notre institution, honte de notre incapacité à protéger les plus vulnérables », a-t-elle déclaré, la voix tremblante.
Un drame qui interpelle
Lyhanna est décédée le 5 juin 2026, des suites de sévices infligés par ses parents. Ce drame a suscité une vague d’émotion dans tout le pays. Laure Miller, députée du groupe La République en Marche, a dénoncé l’inaction parlementaire face à la multiplication des cas de maltraitance infantile.
« Nous savions, nous avions des rapports, des alertes, mais rien n’a été fait », a-t-elle martelé. Elle a appelé à une réforme urgente du système de protection de l’enfance, estimant que « chaque mort d’enfant est une faute collective ».
Des propositions concrètes
La députée a proposé plusieurs mesures, notamment un meilleur suivi des signalements, la création d’un registre national des violences intrafamiliales, et un renforcement des moyens alloués à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
« Il est temps que l’Assemblée prenne ses responsabilités. Nous ne pouvons pas continuer à fermer les yeux », a-t-elle insisté. Son discours a été salué par plusieurs collègues, mais aussi critiqué par certains qui jugent ses propositions trop radicales.
Un électrochoc nécessaire
Pour Laure Miller, ce drame doit servir d’électrochoc. « Nous devons transformer notre honte en action. Chaque jour, des enfants souffrent en silence. Nous avons le devoir de les protéger », a-t-elle conclu. L’Assemblée nationale devrait examiner prochainement une proposition de loi sur la protection de l’enfance, portée par la députée.



