Fusillade du Mas de Ville : 20 ans de réclusion pour tentative de meurtre
Fusillade du Mas de Ville : 20 ans de réclusion

Fusillade du Mas de Ville : l'accusé condamné à 20 ans de réclusion criminelle

La cour d'assises spéciale de Nîmes a rendu son verdict ce jeudi 28 mai 2026 dans l'affaire de la fusillade du Mas de Ville. Stéphane Plantier, âgé de 29 ans, a été reconnu coupable de tentative de meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs, dégradations, transport d'arme et recel de véhicule. Il écope de 20 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté des deux tiers, et d'une interdiction de séjour dans le Gard.

Au troisième jour d'audience, l'accusé a pu s'exprimer une dernière fois avant le délibéré. Il a exprimé des regrets : "Je regrette profondément les faits, je voudrais me reconstruire, avoir une vie, un enfant, un travail, être quelqu'un de lambda et tourner la page." La cour, composée de cinq magistrats spécialisés dans la criminalité organisée, a délibéré pendant deux heures avant de prononcer le verdict.

Une fusillade sans victime mais d'une violence inouïe

Les faits remontent au 29 septembre 2023, dans le quartier du Mas de Ville à Nîmes. Deux hommes armés, l'un d'un fusil d'assaut kalachnikov et l'autre d'un pistolet automatique, ont tiré une douzaine de balles. Aucune personne n'a été touchée, mais des impacts ont été retrouvés sur des voitures et dans un appartement voisin. L'accusation a souligné le "degré de violence inouïe" de cette attaque, liée à la guerre des stupéfiants qui sévit à Nîmes. L'avocate générale Nathalie Welte a dénoncé une "fracture irrémédiable des valeurs" où "l'argent et le pouvoir supplantent la vie humaine".

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La défense, menée par Me Romain Fontès, a contesté l'intention homicide. Il a plaidé une erreur de cible, les deux personnes visées étant étrangères au trafic de drogue. "Il n'y avait pas d'intention de tuer", a-t-il martelé, s'appuyant sur l'absence de victimes. Il a également évoqué le parcours chaotique de l'accusé, marqué par le décès de sa mère et l'absence d'un père braqueur.

Un complice mineur tué en prison

Le complice de Stéphane Plantier, âgé de 17 ans au moment des faits, a été incarcéré puis assassiné en prison. L'accusé s'est dit profondément marqué par cette issue tragique. Le président de la cour a rappelé que l'accusé dispose d'un délai de 10 jours pour faire appel.

Cette affaire illustre les dérives de la criminalité organisée à Nîmes, où les règlements de compte liés au trafic de stupéfiants se multiplient. La fusillade du Mas de Ville, bien que n'ayant fait aucune victime directe, a été jugée avec la plus grande sévérité par la justice.

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