François-Noël Buffet, nouveau Défenseur des droits, se dit ouvert sur les questions sociétales
François-Noël Buffet, nouveau Défenseur des droits

Le nouveau Défenseur des droits, François-Noël Buffet, figure de la droite conservatrice nommé en juillet 2026, a assuré avoir « évolué » sur certaines questions de société et dénoncé des « procès d'intention » dans un entretien au Monde publié mercredi 15 juillet. Il a notamment évoqué son évolution sur le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée (PMA), des sujets sur lesquels il s'était opposé par le passé.

Un parcours politique ancré à droite

Ancien sénateur Les Républicains du Rhône, François-Noël Buffet, 68 ans, a été nommé par le président de la République pour un mandat de six ans. Il succède à Claire Hédon, en poste depuis 2020. Sa nomination avait suscité des critiques de la part d'associations de défense des droits, qui redoutaient une approche trop conservatrice. Interrogé sur ces craintes, il a déclaré : « Je comprends les interrogations, mais je pense que mon bilan parlera de lui-même. »

Une évolution revendiquée sur les sujets sociétaux

Buffet a reconnu avoir changé d'avis sur plusieurs sujets. « J'ai évolué sur la question du mariage homosexuel, que j'avais combattu en 2013. Aujourd'hui, je considère que c'est une liberté individuelle qui doit être respectée », a-t-il affirmé. De même, il a indiqué ne plus s'opposer à la PMA pour toutes les femmes, une réforme adoptée en 2021. « J'ai pris le temps de la réflexion et de l'écoute des personnes concernées », a-t-il justifié.

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Indépendance et impartialité revendiquées

Le nouveau Défenseur des droits a insisté sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. « Je ne suis pas le porte-parole du gouvernement. Mon rôle est de défendre les droits des citoyens, quels que soient les gouvernements », a-t-il martelé. Il a également dénoncé des « procès d'intention » à son encontre, estimant que certains jugent son action avant même qu'il n'ait agi. « Je demande à être jugé sur mes actes, pas sur mes anciennes positions », a-t-il ajouté.

Premières actions et priorités

Parmi ses priorités, Buffet a cité la lutte contre les discriminations, la protection des lanceurs d'alerte et les droits des personnes handicapées. Il a également annoncé qu'il allait se saisir de la question des violences policières, un sujet sensible. « Il y a des dysfonctionnements, il faut les reconnaître et y remédier », a-t-il déclaré, tout en appelant à ne pas stigmatiser l'ensemble des forces de l'ordre.

Réactions contrastées

Les associations de défense des droits restent prudentes. « Nous prenons acte de ses déclarations, mais nous attendons des actes concrets », a réagi Me Stéphane Maugendre, avocat spécialisé. De son côté, le gouvernement a salué la nomination d'une personnalité « expérimentée et équilibrée ». Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, 58 % des Français se disent confiants dans la capacité du Défenseur des droits à défendre les libertés.

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